Une tournée pour contrer l’écoanxiété
Anne-Marie Asselin et Laurence Martel. Courtoisie
Si vous apercevez une roulotte originale sur les routes de nos villes et villages cet automne, c’est que l’Organisation bleue aura réussi à mettre en branle sa Tournée Génération bleue, une initiative originale visant à donner la parole aux jeunes, à stimuler leur engagement et leur curiosité et à transformer leur écoanxiété en élan vers l’action. « Et si une simple roulotte pouvait inspirer une génération plus consciente et engagée ? »
En 2023, une étude de Galway et Field révélait que plus de 56 % des adolescents ressentent de l’anxiété ou un sentiment d’impuissance face au changement climatique.
Le constat que les jeunes sont « profondément concernés, mais souvent laissés seuls face à leurs inquiétudes » a mené à l’idéation de la Tournée Génération Bleue.
« En ce moment, il se passe plein d’affaires dans le monde, dans l’actualité… L’environnement, on en parle moins, ou très peu. Notre équipe est habitée par l’écoanxiété et on se dit que les jeunes doivent aussi l’être ! C’est une clientèle qui nous suit sur nos réseaux sociaux, on aime échanger avec eux et ça a éveillé l’envie de lancer ce projet », explique Laurence Martel, coordonnatrice à la pollution plastique et à la communauté pour l’organisation.
La roulotte de la Tournée Génération bleue sortira des grands centres pour rejoindre les jeunes des régions, une priorité.
« On souhaite visiter 15 écoles secondaires de 15 régions administratives, dont Charlevoix, la Côte-Nord, le Saguenay, le sud du Québec, on veut visiter au moins chaque région sauf peut-être Eeyou Istchee-Baie James, pas pour la première année… », ajoute Mme Martel qui espère toutefois pouvoir se rendre dans les régions plus difficiles d’accès éventuellement.

Génération bleue est le nouveau « bébé » de l’Organisation bleue, dont les activités sont principalement centrées sur la recherche scientifique au sujet de la pollution plastique dans l’est du Canada.
Depuis 10 ans, Organisation bleue mène le projet pionnier de recherche qui recense la pollution plastique dans l’est du Canada, Expédition bleue.
« Nous sommes un équipage de 40 femmes de recherche qui se mobilisent sur des bateaux à voile à faible empreinte écologique pour faire de la science », résume Anne-Marie Asselin, directrice et fondatrice de l’Organisation bleue. Des missions de recherche ont eu lieu en 2022, 2023, 2025 et une expédition de moindre envergure est prévue en 2026 dans le Golfe.
Un coup de pouce ?
L’Organisation bleue a mis sur pied une campagne de sociofinancement avec La Ruche afin de financer le projet de Tournée Génération bleue. « On a besoin d’un petit coup de pouce ! La campagne vise à lever 50 000 $ avec l’aide de 100 contributeurs. Grâce au programme provincial 1001 pour la jeunesse, chaque contribution sera doublée », explique Laurence Martel. Les deniers récoltés serviront à « propulser » le projet.
« On va pouvoir se munir de notre petite roulotte vintage et en faire un petit studio nomade pour enregistrer des balados qui vont donner la voix aux jeunes. Qu’est-ce qu’ils font dans leur école secondaire, dans leur vie de tous les jours ? On veut aller dans le positif, donner espoir aux jeunes qu’il y a des solutions, des choses qui se font… »
La roulotte sera un lieu de rassemblement et de partage autour des enjeux qui les touchent.
« L’écoanxiété, c’est une forme d’angoisse, de stress lié aux changements climatiques et qui soulève une panoplie d’émotion, un sentiment d’impuissance, de la peur, on le ressent ! On veut laisser aux générations qui vont suivre une belle planète bleue et avec ce projet, on veut leur donner un pouvoir d’action, une voix ! », conclut Mme Martel.
La campagne se poursuit jusqu’au 8 mai.
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