Parkinson Côte-Nord : l’organisme au bout de ses ressources en mai

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Par Nadia Dorval 6:30 AM - 6 avril 2026
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Première rangée de gauche à droite : Serge Deschênes, Loren Tremblay, Cécile Cool Morais, Jean Lavallée. Deuxième rangée de gauche à droite : Lise Santerre et Marie Noël. Tous sont membres de Parkinson Côte-Nord. Photo Nadia Dorval

Après 5 ans d’existence, l’organisme Parkinson Côte-Nord se retrouve au pied du mur. Si le conseil d’administration ne trouve pas du soutien financier d’ici le mois de mai, ses activités pourraient cesser.

Créé officiellement en 2021, l’organisme Parkinson Côte-Nord compte aujourd’hui près de 35 membres. Chaque premier mardi du mois, le groupe organise une rencontre de soutien, ouverte à tous ceux qui sont intéressés par le sujet. C’est un moyen pour les personnes atteintes et leurs proches aidants de briser l’isolement. 

Actuellement, l’organisme consacre ses activités principalement à Sept-Îles, mais le désir du conseil d’administration est d’étendre ses actions sur une plus grande portion de la région. Dans le but de développer davantage les activités du groupe, le CA a embauché une personne, à raison de dix heures par semaine.

« On a choisi d’engager une personne pour faire rayonner le groupe, parce que la maladie de Parkinson, c’est une maladie dégénérative, ça ne se guérit pas. Ça se ralentit par l’exercice… La bonne alimentation et avoir une bonne santé mentale », dit Loren Tremblay, proche aidante pour son mari Serge Deschênes, atteint de la maladie.

Elle précise que les rassemblements du groupe pour des activités physiques, des séances de discussion et d’information, font du bien aux personnes atteintes de la maladie. L’organisme Parkinson Côte-Nord contribue grandement à contrer l’isolement des malades et de leurs proches.

L’organisme arrive au bout de ses ressources financières, en mai prochain. Comme Parkinson Côte-Nord n’est pas encore reconnu comme un organisme de bienfaisance par le gouvernement, il n’est pas admissible, actuellement, au Programme de soutien aux organismes communautaires. À son démarrage en 2021, l’organisme avait reçu du soutien financier de différentes sources comme le Club Richelieu, en collaboration avec le ministre responsable de la Côte-Nord, M. Jonatan Julien.

« Pendant quelques années, le comité n’a pas utilisé l’argent, mais avec l’ajout d’une ressource 10 h par semaine, le compte se vide un peu plus rapidement. En fait, dès le mois de mai, le groupe n’aura plus d’argent pour assurer leurs activités », dit Loren Tremblay.

Les membres du conseil d’administration de l’organisme ont déposé leur demande pour devenir officiellement un organisme de bienfaisance, pour ensuite avoir accès à des programmes de subventions et pour pouvoir émettre des reçus charité.

« Ça va venir un jour, quand le gouvernement va avoir de l’argent pour accepter de nouveaux membres. On ne s’attend pas à ce que ça soit avant quelques années. On est optimistes. Là, ce qu’on veut faire, c’est une campagne de financement au niveau privé », explique Loren Tremblay.

L’organisme sollicite les entreprises pour des dons, afin de maintenir l’organisme en vie et conserver leur ressource humaine.

« Ça nous prend aussi quelqu’un pour nous aider à organiser ça. Et la personne qu’on a engagée, c’est à ça qu’elle sert. À faire des activités, à trouver de nouvelles activités », dit Mme Tremblay.

Briser l’isolement 

Jean Lavallée est le fondateur de Pakinson Côte-Nord. Il a reçu son diagnostic, il y a environ 8 ans. Bien qu’il pouvait discuter de sa maladie avec sa neurologue, sa femme et ses amis, il avait envie de rencontrer d’autres personnes atteintes de la maladie.

« Je me sentais tout seul. J’avais envie de savoir c’était quoi. Je m’en vais vers où avec ça, avec cette maladie-là », explique Jean Lavallée.

Voyant que des groupes de soutien existaient ailleurs au Québec, il a décidé de mettre en place son propre groupe en 2019, qui deviendra officiellement Parkinson Côte-Nord en 2021.

Une des stratégies pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson, c’est de faire du sport. Parkinson Côte-Nord propose d’ailleurs des séances de sport en groupe, qui selon M. Lavallée permettent non seulement de bouger, mais aussi de briser l’isolement.

« Parce qu’il faut socialiser, rencontrer des gens, faire des activités, c’est très bénéfique. Il y en a qui quand ils apprennent qu’ils ont la maladie de Parkinson, ils vont arrêter tout. C’est comme si la vie s’arrête là. Mais ce n’est pas ça. La vie, elle continue. Puis, t’es pas obligé de tout arrêter, toutes tes choses. T’es capable encore », dit Jean Lavallée.

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