Les résultats préliminaires de l’étude de faisabilité du projet Horizon 7 permettent à Gabriel Striganuk, président-directeur général de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), de prévoir que les coûts seront de 700 M$ plutôt que les 900 M$ estimés précédemment.
« Nous avons effectué une révision importante de la portée du projet pour réduire l’intensité en capital. Un de nos objectifs est d’assurer la compétitivité de notre projet, pour favoriser le développement minier. Nous sommes très fiers de ça », confirme M. Striganuk, joint quelques heures avant l’annonce officielle des détails à la conférence l’État du Fer, qui se tient actuellement à Québec.
Le projet révisé n’inclut plus un espace supplémentaire pour l’entreposage ni un nouveau chargeur de navire.
« On a regardé en détail ce qu’on devait faire pour éviter de faire d’autres investissements. On a fait de la recherche opérationnelle avec du benchmark et on s’est alliés des partenaires, notamment en Australie. Nous avons mis en place une nouvelle procédure qui nous a permis d’augmenter significativement nos taux de production », poursuit le dirigeant.
La mise en service est toujours prévue pour 2030 et les investissements permettront l’installation d’une nouvelle voie ferrée, d’un nouveau déverseur de wagons tandem et des équipements pour la manutention et l’entreposage du minerai. Les améliorations permettront de doubler la capacité de l’organisation, passant de 20 à 40 millions de tonnes annuellement.
L’étude de faisabilité, dont le dépôt est prévu en mai 2026, permettra d’évaluer plus précisément les retombées économiques du projet modifié.
Louis Gravel, l’ancien dirigeant de la SFPPN, prévoyait de 50 à 80 postes permanents supplémentaires en plus de plusieurs centaines d’emplois durant la phase de construction. M. Striganuk est d’avis que l’envergure des retombées liées à la construction restera similaire.
Diminuer le risque
Les projets développés dans la fosse du Labrador sont intrinsèquement risqués, en raison de l’absence naturelle d’accès aux marchés.
« La fosse du Labrador a un très fort potentiel de développement et la SFPPN est une partie intégrante de ce corridor économique stratégique pour le Québec et le Canada. C’est important d’investir dans les infrastructures comme la nôtre, pour diminuer le risque entourant les projets miniers de la région », poursuit M. Striganuk. « On a besoin, si on veut que le projet se réalise, d’une mobilisation des acteurs. Nous sommes en compétition avec le monde entier, et la ressource, on l’a. Il y a des dizaines de milliards de tonnes de fer dans la fosse du Labrador. Donc, ce qu’il faut, c’est mettre les infrastructures de transport en place. »
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