Sept-Îles lève la main pour accueillir une base navale de l’Armée canadienne
La Ville de Sept-Îles souhaite être considérée pour une future base navale de la Marine royale canadienne. Sur la photo, il y a le NCSM Max Bernays lors de son passage au Port de Sept-Îles en janvier 2024. Photo Vincent Rioux-Berrouard
Dans l’optique de l’implantation d’une base navale de l’Armée canadienne dans le Golfe du Saint-Laurent, la Ville de Sept-Îles souhaite être considérée comme potentiel emplacement.
Le conseil municipal a adopté une résolution à cet effet lors de la séance du conseil du 30 mars.
Cette sortie des élus municipaux fait suite à un article du journal Le Devoir, paru le 9 février, dans lequel le vice-amiral et commandant de la Marine royale canadienne, Angus Topshee, a évoqué la possibilité d’implanter une base navale dans le golfe du Saint-Laurent.
Le but étant de créer une base « dans une région francophone du Canada ». Le vice-amiral avait soulevé quelques sites possibles comme Baie-Comeau, Québec, Rimouski et le Nouveau-Brunswick.
Le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot, ne veut pas que Sept-Îles soit oublié. Il indique qu’il n’y a pas eu d’étude réalisée sur les sites potentiels. Il était donc important pour le maire que la Ville prenne position dès maintenant pour que le gouvernement canadien sache que Sept-Îles est une possibilité.
Selon Benoit Méthot, la ville a plusieurs atouts pour accueillir une base navale.
« Sept-Îles a un port qui est accessible à longueur d’année avec un bon tirant d’eau. La baie de Sept-Îles est très grande », dit-il.
Il met aussi de l’avant la position géographique de Sept-Îles qui est bien situé en étant proche des principales routes maritimes.
Sept-Îles a aussi des atouts comme un aéroport et le Cégep qui compte des institutions de recherche dans ses murs, affirme Benoit Méthot. Il faut aussi prendre en compte que Sept-Îles abrite la réserve navale NCSM Jolliet depuis 1989, ce qui donne une certaine expérience à la municipalité.
Afin d’attirer l’attention sur Sept-Îles comme site potentiel d’une base navale, une lettre sera transmise au ministre de la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes.
La Ville de Sept-Îles travaille avec différents partenaires sur ce dossier tel que : le Port de Sept-Îles, le Cégep de Sept-Îles, Développement économique Sept-Îles et le conseil de Uashat mak Mani-utenam.
« Tous les partenaires sont unanimes qu’on est une bonne suggestion pour le développement d’une base navale », affirme Benoit Méthot.
Sur la Côte-Nord, il n’y a pas seulement Sept-Îles qui souhaite être considérée pour accueillir une base navale. Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, a amorcé une démarche de mobilisation dans la Manicouagan pour faire de Baie-Comeau le site de la prochaine base navale de la Marine royale canadienne.
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