En trois saisons, Shawn Pearson est devenu un favori des partisans du Drakkar de Baie-Comeau. En retour, l’attachement du capitaine pour les partisans est bien ancré, alors qu’il décrit avoir trouvé une « deuxième maison » à Baie-Comeau.
« J’ai vraiment eu trois belles années avec le Drakkar. Je n’ai peut-être pas commencé avec un chandail du Drakkar, mais je termine comme un Viking », lance-t-il lors du bilan et du 5 à 7 de fin de saison le 24 mars.
C’est à ce moment qu’il a reçu pas un, mais bien deux trophées. Il a été voté « joueur préféré de la saison » par le public et a reçu le titre de « MVP » de la saison.
« Shawn, c’est un vrai Viking, un vrai Drakkar », déclare la présidente du conseil d’administration de l’organisation, Julie Dubé.
Le numéro 34, devenu capitaine durant la saison 2025-2026, répète souvent que le support qu’il a reçu lui fait « chaud au coeur ».
« Évidemment que c’est triste de finir. Le junior, c’est le fun avec la gang qu’on a et surtout dans le marché où on est, avec les fans. […] Mais, je ne me sens pas triste, je suis fier de mon parcours », déclare-t-il.

Revenir à Baie-Comeau
Shawn Pearson n’a peut-être pas commencé la saison avec le Drakkar, mais il est revenu juste à temps dans l’alignement pour aider l’équipe au retour à domicile.
Il reste humble sur son « rôle de grand frère » pour les plus jeunes joueurs, tout en reconnaissant l’impact qu’il a pu avoir, tant dans le vestiaire que sur la glace.
« Quand je suis revenu, oui, le moral était un peu bas. Ce n’est pas chaque saison qu’on commence avec un 0-7, ce qui est très dur comme début. Mais, quand je suis arrivé, je n’ai pas senti que les gars avaient abandonné », confie le chouchou des gradins.
« Je pense qu’ils avaient besoin de motivation. Je crois qu’à mon arrivée, avec Kyle Powers, on a réussi à amener une bougie d’allumage et essayé de montrer que la saison ne faisait que commencer », poursuit-il.
L’effort, la résilience et l’évolution; c’est ce que Shawn Pearson retient de sa dernière saison avec le Drakkar.
« C’est l’identité du Drakkar. On ne lâche pas et on est une équipe contre qui c’est difficile de jouer. Que tu perdes ou tu gagnes, tu dois garder l’effort et ne pas abandonner. Les gars ont travaillé fort et c’est ce dont je suis le plus fier. »
La période d’échanges ayant bougé les choses pour l’alignement du Drakkar, le capitaine est confiant pour la suite de l’équipe. Selon lui, l’évolution des nouveaux joueurs, arrivés à mi-parcours, démontre des éléments forts pour le futur.
Chose certaine, même avec une dernière position au classement, le « MVP » de la saison ne regrette pas son choix d’être remontré dans le navire. « C’était mon souhait de revenir. Je le dis tout le temps, je serai toujours un Drakkar. Revenir, ça a fait mon bonheur et, je crois, celui des fans. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti », laisse-t-il tomber.

Des frissons
Shawn Pearson est ému lorsqu’il parle de ses « trois belles années » avec le Drakkar. Le hockeyeur se remémore plusieurs souvenirs, comme l’appel de l’entraineur-chef Jean-François Grégoire lui annonçant son échange à Baie-Comeau ou encore le bruit fracassant de la foule lors des affrontements contre Moncton en série l’an dernier.
« On a bâti une relation et ça ne se fait pas en une game. J’ai pu, en trois ans, bâtir cette relation-là avec les gens ici. Mon rituel de la rame après les games, c’est le genre de petit symbole qui a fait qu’on s’est rapproché l’un de l’autre. C’est tout ça qui fait que l’expérience est inoubliable », partage le Viking.
Ce dernier souligne aussi les rôles de mentors qu’ont joués des leaders comme Isaac Dufort et Émile Chouinard à son arrivée dans l’équipe.
Son souvenir le plus récent, soit sa dernière partie le 21 mars, restera gravé dans sa mémoire. Il ressent encore les frissons de la plus grosse foule de toute la saison.
« J’ai pu revivre ce que c’était un aréna rempli et les jeunes ont pu voir comment était l’atmosphère dans un aréna rempli à Baie-Comeau. C’était agréable de finir sur cette note », lance celui qui a trouvé difficile de dire un dernier au revoir aux partisans.
De l’amour aux partisans
Ce qui l’a le plus marqué, c’est la « force » des partisans. Il a rapidement remarqué que, dans les bons comme dans les mauvais moments, ils étaient présents.
« Vous êtes fantastiques, vous êtes les meilleurs. C’est incroyable l’énergie que j’ai ressentie. Je vous aime fort », transmet-il comme message.
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