Vents et marées : la légitimité de Guy Berthe comme président de CODELO remise en cause au sein du CA
Guy Berthe, président la Corporation de développement de logements de Sept-Îles (CODELO), avec un plan des deux nouveaux bâtiments qui seront construits. Photo archives, Vincent Rioux-Berrouard
L’ex-conseillère municipale Louisette Doiron-Catto a l’intention de demander la démission du président de CODELO, Guy Berthe, lors de la prochaine séance du conseil d’administration de l’organisme, sur lequel elle siège.
La semaine dernière, la direction de CODELO, en compagnie de trois des quatre membres de son CA, dont Mme Doiron-Catto fait partie, a tenu une rencontre d’information pour les résidents de Vents et marées et leurs proches aidants.
Lors de cette rencontre, il fut question de l’avenir du service de cuisine et de la création d’un comité consultatif. La mission de ce dernier sera de se pencher sur des solutions viables, pour que les résidents aient accès à un service de cafétéria.
Depuis le 1er février, la cafétéria de la résidence pour aînés en légère perte d’autonomie a été fermée par CODELO et les résidents utilisent les services de la popote roulante du Centre d’action bénévole Le Virage. Depuis, plus d’une vingtaine de mises en demeure ont été envoyées à CODELO par des résidents et leurs familles mécontents de la situation.

Le président du conseil d’administration de l’organisme, Guy Berthe, se fait discret depuis l’annonce. Lui qui a récemment quitté la région brillait par son absence, le 11 mars, lors de cette rencontre entre l’administration et les résidents.
En tant qu’administratrice sur le CA de CODELO, Louisette Doiron-Catto n’a pas apprécié.
« Un président, pour moi, c’est lui qui est notre porte-parole normalement. Il est le porte-parole du comité. Dans les bons et les mauvais temps, il devrait être là », a dit Mme Doiron-Catto, en entrevue avec le Journal.
Elle précise toutefois qu’elle a du respect pour son président, Guy Berthe, qu’elle qualifie de « bâtisseur ».
« Parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a les deux blocs qui se font sur la rue Comeau. C’est lui qui est en arrière de ça », nuance-t-elle. « Mais comme président, face aux solutions, il n’est pas fort. »
Lors de la rencontre, Louisette Catto a pris la parole et a dit qu’elle avait l’intention de demander la démission de son président, lors du prochain CA, dont la date n’est pas encore connue.
« J’ai demandé sa démission. Par contre, ça me fait de la peine (…) C’est juste parce que le président, quand ça ne va pas, il n’est pas (…) il est plus un bâtisseur. Ce n’est pas un défenseur », a-t-elle dit.
Appelé à commenter la situation, le maire de Sept-Îles, Benoît Méthot, a préféré ne pas donner d’entrevue à ce sujet, puisqu’il considère que la situation relève de la régie interne de l’organisme.
Il s’est toutefois dit non surpris de cette demande « considérant les insatisfactions exprimées dans les dernières semaines, tant de la part des usagers, de leur famille que d’autres membres du CA. »
Le maire Benoît Méthot espère que « les conseils d’administration, tant de l’OMH que de CODELO, puissent retrouver rapidement une certaine stabilité et mettre de l’avant des principes de saine gouvernance ».
Rappelons que Guy Berthe est aussi le président du CA de l’Office municipal d’habitation (OMH) de Sept-Îles. La vice-présidente de l’organisme, Bernice Villeneuve, a démissionné de son poste le mois dernier, après 10 ans de service. Elle n’a jamais publiquement expliqué son départ, pour des raisons de confidentialité, or, selon des sources au fait du dossier, la crise chez CODELO ne serait pas étrangère à sa décision.
Un comité consultatif
Durant la rencontre du 11 mars, un comité consultatif a été mis en place. Il regroupe la direction de CODELO, des résidents de Vents et marées, certains de leurs proches, des représentants du Centre de santé et de services sociaux de la Côte-Nord et deux conseillers municipaux, Josée Pedneault et Daniel Guéreault.
La première rencontre du comité aura lieu le 26 mars.
« Un comité spécialement dédié à la recherche de solutions », selon Mme Doiron-Catto.
« Pour le comité consultatif, ils ont demandé s’il y avait des gens qui étaient volontaires. On a donné nos noms, nos numéros de téléphone. Ils sont supposés nous rejoindre là-dessus et de proposer une rencontre pour mettre ça sur pied », a dit Louise Chénard, qui était présente à la rencontre et dont la mère est une résidente de Vents et marées.
Il ne faut pas confondre le comité consultatif et la table de concertation dont il avait été question, lors de la rencontre entre la Ville de Sept-Îles et la direction de CODELO, le 18 février dernier.
« La table de concertation, c’était M. Berthe qui était supposé monter ça. Mais là, il n’est plus là », dit Mme Chénard.
Joint par le Journal, Guy Berthe n’a pas souhaité commenter la situation.
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