Un nouveau comité pour aider les locataires de la Côte-Nord
Les locataires de la Côte-Nord ont maintenant un organisme pour les aider à défendre leurs droits. Photo iStock
La Côte-Nord a maintenant son organisme dédié à la défense des droits des locataires. Le Comité de défense des droits des locataires de la Côte-Nord a pour objectif d’informer et outiller les locataires et de s’assurer que leurs droits soient respectés.
Officieusement constitué en 2024, le comité a attendu deux ans le temps de trouver les membres de son conseil d’administration pour se mettre en scelle et initier ses activités officiellement.
« C’était aussi pour le financement, nous devions attendre une période de deux ans pour pouvoir y avoir droit », révèle Geneviève Dick, membre du conseil d’administration du comité.
Le délai écoulé, le comité prévoit se promener un peu partout sur le territoire pour faire la promotion de son projet et aussi savoir ce qu’il se passe chez les locataires de la Côte-Nord.
L’intention du comité est de mettre de l’avant des projets éligibles à du financement avec les locataires et faire la promotion de leurs droits et de leurs réalités.
Identifier les enjeux
C’est sous forme de cafés-rencontres que le comité va procéder pour rencontrer des locataires, en commençant par la Haute-Côte-Nord.
« Ça va nous permettre d’identifier les outils qu’il faudrait produire pour que les locataires se sentent plus en mesure de défendre leurs droits, et identifier les enjeux sur lesquels on se prononce en tant qu’organisme pour faire de la représentation », laisse entendre Mme Dick.
Cette dernière indique que le comité travaille pour que le même exercice se répète un peu partout sur la Côte-Nord.
« Le plan, c’est d’en organiser dans la Manicouagan et aussi dans Sept-Rivières, et aussi peut-être Fermont, Caniapiscau et la Basse-Côte-Nord », dévoile-t-elle.
Connaître les chiffres
Questionnée à savoir quelle est la situation globale des locataires sur la Côte-Nord, Geneviève Dick ne fait pas dans la dentelle. « Ce n’est pas génial », commente-t-elle.
Le comité a recueilli quelques chiffres assez récents sur la situation financière des locataires, qui paieraient en moyenne 900 $ par mois pour se loger dans les villes de la région et « un peu moins » pour les municipalités plus rurales.
La proportion de ménages locataires sur la Côte-Nord serait aux alentours de 28 %, et un tiers des logements « nécessitent des réparations importantes ».
« Normalement, on considère que de dépenser au-delà de 30 % sur le loyer c’est trop. Sur la Côte-Nord, il y aurait environ le quart des locataires qui paient trop cher pour se loger », affirme l’administratrice.

Particularités
Il y a quelques particularités nord-côtières qui influencent la vie des locataires, notamment côté transport.
Les locataires qui vivent une situation qui nécessiterait l’accès au Tribunal administratif du logement (TAL) doivent, dans la majorité des cas, posséder une automobile, à moins d’habiter près des bureaux à Sept-Îles et Baie-Comeau.
« Il faut prévoir un rendez-vous sur les heures de travail, et ce n’est pas pratique pour tout le monde », mentionne Mme Dick.
Le tourisme est également un facteur, aux yeux de l’administratrice, qui « a un impact » sur les conditions des locataires.
« Ça serait intéressant d’aller en profondeur et chiffrer ça. C’est un exemple de projet que le comité pourrait porter dans le futur », illustre-t-elle.
Les relations entre les locataires et les propriétaires peuvent également être tendues, et l’administratrice croit que le comité peut aider à rendre leur règlement plus facile.
« On veut mieux comprendre les enjeux et collectiviser les besoins des locataires, car ce qui arrive, c’est que les gens se sentent souvent tout seuls à vivre des enjeux de logement », conclut Geneviève Dick.
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