Est-ce bon pour une femme enceinte de s’entraîner ? D’emblée, la réponse est oui, parole de Dre Sandie Ouellet.
Dre Ouellet est médecin de famille à la clinique de périnatalité sociale de l’Envol. Elle fait aussi des suivis de grossesse à la clinique Vents et Marées et de l’obstétrique au Centre Mère-Enfant de l’Hôpital de Sept-Îles.
Une réponse qui est appuyée également par une étude de 2019, de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.
L’étude indique que seulement deux femmes enceintes sur dix font le niveau recommandé d’exercices durant leur grossesse, « afin que ça diminue les risques », indique Dre Ouellet.
Au maximum, dit-elle, c’est 150 minutes réparties sur trois séances dans une semaine.
« Ce qui est conseillé, c’est un combiné d’aérobique et de résistance/mobilité », mentionne-t-elle.
Membres du Centre d’entraînement fonctionnel de Sept-Îles (CF7), Dre Ouellet souligne que l’entraînement peut être adapté à la base. Seul bémol, ne pas être poussée par l’aspect communauté pour dépasser les limites.
L’activité physique réduit les risques de diabète gestationnel, de prééclampsie (complication grave associée à une hypertension artérielle et une présence de protéines dans les urines), d’accouchement prématuré, par césarienne ou par ventouse, ou forceps.
« Il y a aussi moins de risque de décollement placentaire », souligne Dre Sandie Ouellet.
Si les bienfaits de l’entraînement sont nombreux, la médecin rappelle que les mouvements pouvant provoquer des coups, un impact, sont contrindiqués après la douzième semaine de grossesse, alors que l’utérus se trouve plus haut que l’œuf du bassin.
Elle invite les femmes enceintes à bouger un minimum, que ce soit de la marche rapide, du yoga ou aller à la piscine. La musculation est permise, mais sans abdos concentriques.
« Ce qui est suggéré au niveau aérobique, c’est d’être capable de pouvoir continuer à parler, mais pas de chanter. C’est de trouver quelque chose qui rend heureux et qui est bon pour le corps », mentionne Dre Sandie Ouellet.
Les femmes doivent écouter leur capacité aérobique et « c’est normal une diminution entre le deuxième et le troisième ».
L’importance de bouger s’applique davantage en marge d’un premier accouchement, puisque c’est généralement plus dur. « Si rien n’est fait, c’est rushant », de dire Dre Ouellet.
« Avec la musculation, il y a moins de risques pour le plancher pelvien. Il y a des avantages à long terme », ajoute-t-elle. Le fait de s’entraîner permet une récupération plus rapide après l’accouchement.
Sandie Ouellet rappelle qu’il est toutefois important de jaser avec son médecin de famille, de suivi de grossesses, pour la pratique d’activité physique, particulièrement pour les femmes qui attendent des jumeaux, qui ont un placenta mal placé, ou qui ont d’autres conditions préalables.
Parmi d’autres options possibles pour rester active lors d’une grossesse, Dre Ouellet mentionne notamment le yoga sur chaise offert à l’Envol – Maison de la famille.
Elle souhaiterait cependant des initiatives au niveau communautaire, pour celles qui n’ont peut-être pas les moyens financiers.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.