Droits de circulation: Zecs Québec dénonce une fausse controverse
La Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ), mieux connue sous l’appellation Zecs Québec, sort de nouveau dans le dossier des droits de circulation des motoneiges sur les territoires de ses membres.
Le président Guillaume Ouellet affirme que la « désinformation prend des proportions démesurées, en particulier à cause de groupes de citoyens qui mettent en confrontation les droits de circulation sur les zecs et les droits de passage des propriétaires privés qui ont des terres adjacentes à celles-ci ».
Il soutient, sans les nommer, que certains groupes de citoyens ou d’amateurs indépendants de motoneige menacent de retirer leurs droits de passage sur leurs terres privées où passent des sentiers fédérés qui donnent aussi accès aux zecs, sous prétexte qu’ils ne reçoivent pas de compensation. Ils argumentent donc que les organismes gestionnaires de zecs (OGZ) ne devraient pas percevoir des droits de circulation. Cette prise d’otage est complètement déraisonnable, surtout qu’elle ne concerne qu’un groupe restreint de personnes qui protègent des intérêts personnels », dit-il.
La FQGZ reconnaît la générosité de propriétaires privés qui donnent accès à certains sentiers ou chemins et qui contribuent à rendre le territoire plus accessible, mais ils ne peuvent pas mettre la mission des zecs et les droits de circulation sur le même pied d’égalité que leur droit de passage. Il serait pourtant possible d’arriver aussi à des ententes locales individuelles avec ces personnes, sans faire d’ingérence dans les discussions qui ont cours entre la FQGZ et la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), écrit-elle dans un long communiqué publié ce matin.
La Fédération québécoise des gestionnaires de zecs soutient que l’impasse a des impacts.
« En ce moment, ces personnes sont très actives et font beaucoup de bruit, mais elles nous empêchent de nous entendre avec la FCMQ. C’est eux qui veulent fermer les sentiers, qui vont faire mal à l’économie, si on signe une entente, ou si on met en place une carte interzec… là, ça va faire! Ils nous empêchent d’avancer depuis 3 ans, malgré tous les travaux avec la FCMQ, les autres fédérations de VHR et les différents ministères… Autant les OGZ que les membres de la FCMQ sont des victimes là-dedans, et au final, tout est au neutre à cause d’une chasse gardée. Il est où leur plan de développement économique dans leur demande? », lance Guillaume Ouellet, président de la FQGZ.
Comme il l’avait déclaré dans une entrevue à la suite d’une proposition de Bernard Drainville , qui voulait mettre un terme à la double facturation, Guillaume Ouellet répète que la gratuité n’est pas une solution.
La FQGZ désire poursuivre les échanges avec la FCMQ afin d’arriver à la conclusion d’une entente provinciale, ce qui permettrait un fonctionnement plus uniforme dans les réseaux. Les deux parties ont fait des propositions encore à l’étude. De fait, il n’y a que 2 400 km de sentiers fédérés sur les zecs, par rapport au réseau total de 33 000 km. Cela représente une opportunité de développement économique régional importante pour les deux fédérations, mais cela ne sera possible qu’en travaillant ensemble. Le potentiel est d’autant plus important que les changements climatiques rendent nos hivers moins froids et moins longs, et que les zecs se situent en grande partie dans des zones où les conditions qui demeureront encore longtemps favorables.
Cependant, la pratique de la motoneige et du quad a beaucoup changé dans les dernières années; les types de véhicules ont énormément évolué, permettant aux utilisateurs l’accès à de nouveaux territoires. La pression sur les habitats fauniques et la faune dans les zecs a aussi beaucoup changé; nous savons maintenant que la protection de la faune doit aussi se faire en hiver, et que la clientèle désire parcourir plus de territoires et avoir accès à plus d’activités et de services. En tant que gestionnaires de zecs, nous avons une responsabilité face à la faune, le développement ne peut pas être fait au détriment de celle-ci, note aussi Zecs Québec dans son communiqué.
D’autres solutions sont aussi travaillées, telles que des réflexions sur une carte interzec, qui permettrait aux usagers plus de mobilité dans le réseau des zecs.
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