Du renfort pour les patrouilleurs de la SQ à Sept-Îles
L’Association des policiers provinciaux du Québec affirme qu’il y a une charge importante de travail à Sept-Îles pour les patrouilleurs. Photo Vincent Rioux-Berrouard
Il y aurait eu un manque d’effectifs sur la Côte-Nord, plus particulièrement à Sept-Îles, selon l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ).
Actuellement, il y a 25 postes de patrouilleurs pour le secteur de Sept-Îles, mais il y avait seulement 22 patrouilleurs, dans les derniers mois. Toutefois, la hausse de violence observée dans la région, en lien avec le crime organisé, a augmenté la charge de travail pour les policiers.
« Il y a un accroissement vraiment significatif du travail. Ça amène une surcharge », affirme le président de l’APPQ, Dominic Roberge.
Depuis quelques années maintenant, Sept-Îles a vu de nombreux événements violents. Il y a eu des incendies criminels et des maisons ciblées par des coups de feu.
Si l’on ajoute à cela les autres types d’intervention des patrouilleurs, ceux-ci se retrouvent débordés et il y a beaucoup de temps supplémentaire obligatoire, selon M. Roberge.
L’APPQ a interpellé la Sûreté du Québec (SQ) dans les dernières semaines à ce sujet.
« Ce que la Sûreté du Québec nous a confirmé est qu’il y aurait un ajout d’effectifs au poste de Sept-Îles pour répondre à la surcharge de travail », affirme M. Roberge. « Avec ce qui est annoncé, on est confiant que les policiers vont être capables d’avoir une certaine marge de manœuvre pour travailler plus efficacement et plus sainement », dit-il.
Pas de manque d’effectifs
Il n’y aurait pas de manque de patrouilleurs, à Sept-Îles, selon le lieutenant Grégory Gomez Del Prado, porte-parole pour la Sûreté du Québec.
« Il y a toujours des variations dans les effectifs de postes que ce soient des départs à la retraite ou des maladies… Il n’y a pas une variation qui nous démontre un manque d’effectifs à cet endroit », dit-il.
Il rappelle que particulièrement pour la lutte au crime organisé, il n’est pas rare que des effectifs supplémentaires soient déployés pour intervenir. M.Gomez Del Prado donne en exemple les 10 perquisitions de résidences et les 12 arrestations qui ont eu du 9 au 20 février entre Sacré-Cœur et Baie-Comeau. L’ajout ponctuel de dix enquêteurs du Service des enquêtes sur le crime organisé a permis ses opérations afin de contrer le crime organisé et les violences armées.
De son côté, la ministre et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, assure que la situation sur la Côte-Nord est prise très au sérieux.
« Des escouades mixtes sont déjà en place pour assurer une meilleure coordination sur le terrain. Plusieurs interventions et perquisitions ont d’ailleurs eu lieu dans les derniers mois et le travail se poursuit. On compte aussi investir 140 M$ pour renforcer la prévention et lutter contre la criminalité, notamment auprès des jeunes. On continue d’agir concrètement pour la sécurité dans la région et c’est primordial pour moi » , affirme Kateri Champagne Jourdain par écrit.
Nombre de policiers
Le président de l’APPQ, Dominic Roberge, croit que le nombre de 25 patrouilleurs n’est probablement pas suffisant pour Sept-Îles.
Le nombre de patrouilleurs fait partie des ententes de service entre la Sûreté du Québec et les MRC, et est défini selon les besoins. Pour Sept-Îles, il est à 25, selon le président de l’APPQ. Durant le premier trimestre de 2026, la SQ devrait présenter les nouveaux chiffres pour le nombre d’effectifs.
« J’ai bon espoir que Sept-Îles devrait avoir une hausse [du nombre de patrouilleurs] », croit Dominic Roberge.
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