Des chiots apportent du bonheur à des aînés de Port-Cartier
Odette Poirier a apprécié la visite des chiots au Centre d'action bénévole de Port-Cartier. Sur la photo, elle tient la petite chienne Anouka, âgée de 4 mois. Photo courtoisie
Un groupe d’aînés du Centre d’action bénévole de Port-Cartier ont eu la visite surprise de deux chiots de la SPA de Port-Cartier. «Ça été un moment de joie, il y a eu beaucoup de rires, puis il y a eu aussi des larmes qui se versées», explique Monica Lapierre, coordinatrice et animatrice du CAB de Port-Cartier.
Jean-Philippe Girard Corbeil est bénévole au Centre d’action bénévole de Port-Cartier. Il s’occupe entre autres du groupe des aînés.
«Le groupe des ainés, se sont toutes mes grand-mères», lance M. Girard Corbeil.
Ce dernier est aussi le conjoint de la directrice de la SPA de Port-Cartier, Marie Chartier. Il connait bien les pensionnaires du refuge. C’est lorsque l’animatrice du groupe des aînés, Monica Lapierre, lui a demandé s’il y avait actuellement des chiots à la SPA, que l’idée d’une rencontre avec les personnes âgés a germé dans leurs esprits.
Sans tarder, Jean-Philippe Girard Corbeil a téléphoné à la directrice de la SPA de Port-Cartier.
«On m’a appelé spontanément pour voir si on pouvait venir. J’ai dit oui. On a amené les deux petits chiots et ils ont été vraiment exceptionnels», dit Marie Chartier.
Les chiots en question sont des frères et sœurs de presque 4 mois. Le petit mâle brun s’appelle Hatchi et sa sœur dont le pelage est de différentes teintes de gris se nomme Anouka. Ils proviennent d’une portée de Baie-Trinité. Ils sont les derniers représentants de leur fratrie, n’ayant pas encore trouvé de famille pour la vie.
«Ils étaient curieux. Ils allaient voir les gens. Ils étaient quand même très calmes aussi. Ils ne sautaient pas, ils ne mordillaient pas. Ils se laissaient prendre et quand ils étaient dans les bras des gens, ils ne bougeaient pas. Ils se laissaient faire», raconte Mme Chartier.

Pour le bénévole Jean-Philippe Girard Corbeil, ç’a été un bonheur de voir le groupe d’aînés du CAB de Port-Cartier interagir avec les deux petits chiots.
«Admirer leurs regards lumineux ou encore une larme qui frôle leurs joues, se sont des moments inoubliables, très touchants et émotifs», dit M. Girard Corbeil.
Les deux chiots sont, selon la directrice de la SPA, un croisement de plusieurs races telles que malamute, sharpie et husky. Avis aux intéressés : ils deviendront donc de gros chiens actifs.
«Le défi, c’est de trouver une famille qui ne va pas les ramener plus tard, quand ils atteignent l’adolescence», dit Marie Chartier.

De fourrière à SPA
La Société protectrice des animaux de Port-Cartier a vu le jour en 2022. Avant ça, c’était davantage une fourrière qu’un refuge pour animaux.
“ À un moment donné, j’ai vu l’offre d’emploi quand c’était l’organisme Le Phare qui opérait l’endroit ”, explique Marie Chartier.
La directrice de la SPA de Port-Cartier a toujours aimé les animaux. Elle en a toujours eu, lorsqu’elle habitait en Estrie. Elle a décidé de faire le saut dans l’aventure du refuge pour animaux. Elle a créé l’OBNL, puisque la Ville octroie uniquement des contrats à ce type d’organisation pour la gestion des refuges pour animaux.
“ C’est pour ça que j’ai fait les démarches, en 2022, de créer la SPA. Ça veut dire qu’on a un CA, tout ça ”, dit Mme Chartier.
Ce qui rend la directrice la plus fière, c’est d’avoir commencé à faire stériliser les chats à partir de 2022.
“ Chose qui ne s’était jamais faite auparavant à cet endroit. Maintenant tous nos chats sont vaccinés, vermifugés et stérilisés ”, explique la directrice.
Les chiens, quant à eux, sont vaccinés et vermifugés. Le bien-être des animaux est une priorité pour Marie Chartier et sa petite équipe composée d’une employée et de quelques précieux bénévoles.
“ J’ai aussi mis en place un protocole d’exercice pour les animaux, afin de répondre du mieux possible a leurs besoins, malgré le fait qu’ils sont en refuge ”, dit Mme Chartier.
Chaque chien a droit à sa marche quotidienne et les chats sont hébergés en chatterie libre, la plupart du temps.
“ Je pense que le fait qu’on soit quand même une petite ville, une petite SPA, ça nous permet de donner une meilleure qualité de vie à nos animaux ”, note Marie Chartier.
Par ailleurs, la SPA offre un service de pension animalier pour la population, ce qui lui permet de financer ses opérations.
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