Pont sur le Saguenay : « On l’a le document »

Par Renaud Cyr 6:55 AM - 1 mars 2026
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Photo archives, Johannie Gaudreault

Le porte-parole de la Coalition Union 138 Guillaume Tremblay indique de son côté que l’aspect budgétaire n’est pas aussi important que d’avoir en main les études.

« Ce qui comptait pour la Coalition, c’est que le gouvernement arrive à la même conclusion que nous, et leur conclusion est que ça prend un pont pour désenclaver la Côte-Nord », note-t-il.

« La raison pourquoi ça fait cinquante ans que ça dure, c’est qu’on conteste les résultats. Les gouvernements se disent qu’ils vont attendre, et ça leur donne une opportunité de ne pas prendre la décision, car les gens ne sont pas d’accord avec le processus », ajoute le porte-parole.

« L’important pour nous, c’était que tout le monde s’engage à passer à la prochaine étape, parce que là, on l’a le document », complète-t-il, en référence aux études.

Pour le président de le la Société du pont sur le Saguenay Marc Gilbert, on se réjouit du consensus qui prévaut maintenant parmi les acteurs impliqués, de près ou de loin, dans le dossier du pont à la lecture des études.

« On s’est demandé si c’était notre rôle de se battre avec le gouvernement et réduire les coûts, et on a décidé qu’on acceptait le projet à Tadoussac », déclare-t-il, en faisant savoir que le débat n’a pas été difficile au sein du conseil d’administration.

Même si au fil des années la Société a mis en lumière des études qui invalidaient le tracé actuel avec des questions d’économie de coûts et de faisabilité, ses membres en sont revenus.

« On a conclu que ce n’était pas notre rôle d’essayer de convaincre le gouvernement de changer toutes ses normes et d’allonger le débat encore plus », tranche Marc Gilbert.

Tadoussac pris en compte

C’est au cap de La Boule que les diverses études réalisées depuis les années 1970 situent un éventuel pont sur le Saguenay.

Le site situé en amont des lignes électriques permettait un pont court et donc plus économe, mais désavantageait Tadoussac qui perdrait sa situation sur la route 138.

Cependant, Tadoussac a été sauvé dans le cadre de cet exercice, un dénouement qui semble faire l’affaire aux yeux du maire Claude Brassard.

« Si le pont est plus proche, c’est moins pire pour nos commerces. S’il passe plus loin comme au cap à La Boule, on s’entend que le restaurant le Chant-Martin ferme pour de bon », croit-il.

« Pour l’instant, je remarque que certains sont contre et certains sont pour. À mon avis, il y en a plus qui sont contre, mais ça reste à voir », tempère toutefois l’élu.

Il indique qu’il est difficile de se prononcer définitivement, sans le résultat des études, mais que « l’important, c’est qu’on soit à la table pour la suite des choses », estime-t-il.

« Je dis toujours qu’un pont, on en aura un dans 30 ans », souligne Claude Brassard avec humour, qui n’est étonnement pas tout à fait loin du compte.

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