Baisse du financement : virage accéléré à la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles 

Par Emelie Bernier 1:46 PM - 25 février 2026 Initiative de journalisme local
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Une activité de nettoyage organisée par le CPESI. Photo tirée du site web de CPESI.

La contribution de la Ville de Sept-Îles à la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) est amputée de 100 000 $ pour le prochain exercice financier, passant de 300 000 $ à 200 000 $. L’équipe a appris la nouvelle sans préavis et doit accélérer un virage déjà enclenché, afin de trouver de nouveaux moyens de poursuivre et d’élargir sa mission.

« L’autonomisation financière et idéologique » de la CPESI était sur la table depuis environ un an, mais l’annonce récente vient accélérer le processus, selon Marc Normand, directeur général de la CPESI.

« Une réduction de 100 000 $ bouscule un peu notre échéancier, mais ça reste en ligne avec nos objectifs, soit d’offrir des services professionnels pas juste à la Ville de Sept-Îles », indique M. Normand. 

La CPESI a d’ailleurs eu un premier contrat avec la Ville de Port-Cartier en 2025.

« C’est le genre de choses qu’on veut reproduire et voir prendre de l’ampleur », ajoute M. Normand. De la recherche de financement par projet est également prévue. 

L’équipe et le conseil d’administration de la CPESI ont appris en séance publique de l’importante modification au financement de la Ville. 

« Ça aurait été apprécié de le savoir un peu en amont, d’autant plus que la Ville nous soutient dans notre transformation. Ils jouent un rôle de facilitateur, nous accompagnent et nous donnent la liberté de développer de nouveaux services, que ce soit auprès des autres municipalités ou des entreprises », poursuit M. Normand.

Il profite d’ailleurs de la tribune pour lancer un appel aux municipalités et entreprises qui « ont des enjeux, des besoins par rapport à tout ce qui touche l’écocitoyenneté » à prendre contact avec l’équipe du CPESI. Et pour inviter les citoyens qui souhaitent supporter la mission à devenir membres de la CPESI, en visitant le site web de l’organisation (cpesi.ca).

Marc Normand, directeur de la Corporation environnement de Sept-Îles Photo Impression JC

Les services déployés par le CPESI sont variés et se multiplieront.

« C’est à voir selon les besoins. Chaque milieu a sa réalité qui lui est propre. On est dans l’écocitoyenneté, c’est large. On peut organiser des rencontres d’informations, de consultations en amont de certains projets, pour voir l’adhésion, les inquiétudes. On travaille aussi au niveau de la sensibilisation, de la mobilisation », explique M. Normand. 

De l’accompagnement est offert aux entreprises ainsi que des activités plus « ludiques ».

« On commence aussi à offrir des services comme du “team building”, des ateliers, des opportunités d’implication sociale, comme par exemple un club social qui voudrait faire de la plantation d’arbres », illustre le dg, évoquant des activités de glanage, des corvées de nettoyage ou de réhabilitation de milieux naturels.

Des contrats ponctuels avec la Ville de Sept-Îles sont à l’ordre du jour.

« En plus des 200 000 $ pourraient s’ajouter des mandats spécifiques concernant, par exemple, les résidus de construction, de démolition ou de rénovation, le déploiement de la collecte de matières organiques auprès des institutions, commerces et industries… » 

Cette dernière n’est pas encore complétée. « C’était sur une base volontaire au départ, ça va prendre de l’ampleur », indique M. Normand qui voit très bien la CPESI y jouer un rôle.

Au final, l’avenir de la CPESI ne semble pas en jeu.

« Il y avait un peu de flou entre la mission, l’ADN de la CPESI, versus les mandats municipaux, les obligations municipales par rapport au gouvernement. Oui, la décision de la Ville accélère les choses, mais là, on pourra mieux distinguer les deux », conclut le directeur général de la CPESI. 

Baisse de la contribution annuelle de la Ville à la Corporation de l’environnement de Sept-Îles