Métaux Torngat invite les Premières Nations à devenir actionnaires
Les installations de Métaux Torngat au lac Brisson. Photo courtoisie
Dans sa stratégie de collaboration avec les Premières Nations, Métaux Torngat ouvre la porte pour qu’elles deviennent actionnaires dans le projet.
L’entreprise souhaite développer une mine de terres rares dans le nord du Québec, dont le minerai serait transporté vers une usine à Sept-Îles
Lors de son arrivée en poste au printemps 2025, Yves Leduc, chef de la direction de Métaux Torngat, a fait parvenir une lettre à tous les conseils de bande touchée par le projet. Dans celle-ci, il les invitait à devenir actionnaires.
« C’est quelque chose qui n’a jamais été fait dans le secteur minier, dans l’est du pays », avance M. Leduc.
Pour lui, cette option représente une preuve que Métaux Torngat veut travailler avec les communautés autochtones et veut en faire des partenaires à part entière du projet.
Dans les dernières semaines, des travaux préparatoires ont causé des inquiétudes, notamment auprès de la communauté de Matimekush-Lac-John. D’ailleurs, à la fin janvier, huit membres de cette communauté se sont rendus sur le site pour y planter un drapeau et rappeler l’importance du lieu pour eux.
Face à cela, Métaux Torngat a décidé de freiner temporairement ses opérations au lac Brison et de tenir une rencontre publique avec la communauté.
« Le but de la rencontre était d’écouter et d’entendre les préoccupations des gens qui connaissent le territoire mieux que n’importe qui, et qui s’inquiètent de l’impact du projet minier de Torngat sur leur territoire », dit M. Leduc.
Mea culpa
Il affirme avoir fait un mea culpa auprès de la communauté et avoir répondu aux questions des membres. Il indique qu’il y a eu des erreurs au niveau de la communication. Selon lui, plusieurs personnes ont cru que les travaux avaient pour objectif de construire la mine.
« J’ai appris la leçon, que les activités d’un projet de cette envergure demandent un plan de communication qui soit complet, constant et très minutieux », affirme Yves Leduc.

Toujours au niveau des relations avec les Premières Nations, Métaux Torngat a conclu une entente de pré-développement (EPD) avec la nation naskapie de Kawawachikamach. Cette entente a pour objectif d’assurer que les travaux d’exploration et de pré-développement se déroulent dans le respect du territoire traditionnel naskapi, de l’environnement et de la faune locale. Des mesures concrètes sont prévues, notamment pour la protection du troupeau de caribous de la rivière George.
Il est à souligner que cette entente n’est pas un consentement des Naskapis de Kawawachikamach pour le projet de mine de Métaux Torngat.
Ce type d’accord pourrait et est souhaité auprès des autres communautés autochtones de la région par Métaux Torngat.
« J’ai offert la même chose à tout le monde et pour moi, c’est la meilleure façon d’établir une relation de confiance », dit-il.
Travaux au lac Brisson
Les activités d’exploration et de pré-développement se poursuivront dans les prochaines semaines au lac Brisson. Les équipes travaillent sur la construction d’une piste sur glace qui permettra le transport des équipements par avion.
Les équipements acheminés serviront au cours de l’été pour faire de l’échantillonnage sur le plan géologique. Les données obtenues permettront de préciser l’aménagement du site.
Des fouilles archéologiques sont également prévues, en collaboration avec les communautés autochtones.
Pour l’usine de séparation de terres rares, à Sept-Îles, l’étude d’impacts se poursuit. L’entreprise vise un site dans le secteur de Pointe-Noire. L’étude d’impacts sur l’environnement portant sur le nouveau site est réalisée de façon indépendante par la firme AtkinsRéalis. Elle sera complétée dans les prochains mois. L’entreprise assure qu’elle rendra publics les résultats de cette étude.
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