Du cirque dans les communautés innues de la Côte-Nord

Par Edmond Sauvé 4:00 PM - 22 février 2026
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Dan-Georges McKenzie qui parle avec passion et fierté du projet de cirque social offert par l'Institut Tshakapesh. Photo Edmond Sauvé

Jongler avec des quilles, faire des acrobaties, s’initier aux bâtons-fleurs et jouer au clown ! Voilà ce qui attend les jeunes de 8 à 14 ans, des communautés innues de la Côte-Nord à partir du 1er mars.

L’Institut Tshakapesh lance une tournée d’ateliers de cirque dans huit communautés innues.

« Le but est de présenter aux jeunes une activité hors du commun », s’enthousiasme Dan-Georges McKenzie, coordonnateur aux communications de l’Institut.

Il précise que les jeunes des communautés autochtones, particulièrement les plus éloignées, ont rarement accès aux arts du cirque. Pourtant, leurs bienfaits sont démontrés sur la motricité et la coordination des jeunes, tout en raffermissant l’estime de soi.

« En 2024, nous avions eu des commentaires très positifs de la part des participants et de leurs parents », affirme M. McKenzie, au moment de lancer cette deuxième tournée qui prévoit un arrêt dans chaque communauté innue de la Côte, d’Essipit à Pakuashipi.

Chaque semaine passée dans une communauté se clôturera par un spectacle devant public. Même si les ateliers de cirque s’adressent à tous, ils visent particulièrement les jeunes âgés de 8 à 14 ans.

La tournée, que l’Institut Tshakapesh appelle le « Cirque Social » fait appel à Josiane Lamoureux et François-Xavier Raymond, deux artistes circassiens habitués à ce type d’activité.

« Nous avons eu de si beaux moments et relevé tant de défis ! » se remémore Josiane Lamoureux, en parlant de l’édition 2024 de la tournée. « Voir les jeunes s’amuser, sourire et manipuler les objets de cirque pour la première fois me fait grandement plaisir », s’émeut-elle.

Rôle social

Fondé en 1978, l’Institut Tshakapesh a toujours milité pour la préservation de la culture innue, spécifiquement par la conservation de la langue. Avec les années, son rôle s’est élargi pour englober d’autres volets de la Première nation.

« Non seulement l’Institut Tshakapesh promeut l’innu-aimun, mais il tente par divers projets de stimuler les jeunes des communautés membres », précise Dan-Georges McKenzie.

Cet engagement passe par le patrimoine culturel innu, mais peut aussi s’en éloigner.

« Les jeunes de communautés éloignées n’ont pas tous les moyens d’aller visiter les grandes villes durant la relâche. C’est pour cette raison qu’il faut que le cirque vienne à eux », explique le coordonnateur aux communications.

Pakuashipi aura l’honneur de recevoir le premier arrêt de la tournée, du 1er au 7 mars.

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