Immigration : les chambres de commerces de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam et de Port-Cartier sonnent l’alarme

Par Emy-Jane Déry 12:01 PM - 20 février 2026
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Les chambres de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam et de Port-Cartier font à leur tour pression sur le gouvernement, au lendemain de la sortie des élus de la Côte-Nord, et demandent une clause de droits acquis en lien avec le Programme de l’expérience québécoise (PEQ). 

Les sorties publiques pour dénoncer l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) se multiplient sur la Côte-Nord et partout au Québec. 

Le PEQ permettait aux demandeurs répondant aux exigences d’obtenir automatiquement un Certificat de sélection du Québec (CSQ) et d’ensuite présenter une demande de résidence permanente auprès du fédéral. 

Sa disparition fait craindre le pire à de nombreux intervenants nord-côtiers. Après l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, au tour des chambres de commerce de réclamer une clause de droit acquis pour les personnes touchées par l’abolition du PEQ.

« Les travailleuses et travailleurs actuellement en poste dans nos entreprises contribuent déjà activement à notre économie régionale. Ils sont intégrés à leurs milieux de travail, participent à la vie communautaire et répondent à des besoins réels de main-d’œuvre », font valoir conjointement les chambres de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam et de Port-Cartier, dans un communiqué émis vendredi. « Les placer soudainement dans l’incertitude compromet non seulement leur avenir, mais aussi la continuité des activités de nombreuses organisations nord-côtières. »

Les organisations rappellent que la région compose avec un déclin démographique et une dépendance « accrue » à une main-d’œuvre qualifiée. 

« La Côte-Nord ne dispose pas d’un bassin de remplacement immédiat pour plusieurs de ces postes stratégiques », soulignent les chambres. 

Au-delà d’une mesure transitoire, elles réitèrent l’importance d’une approche d’immigration « adaptée aux réalités régionales ». 

« Les régions contribuent pleinement à la prospérité du Québec ; elles doivent également pouvoir compter sur des outils cohérents et prévisibles pour soutenir leur développement », écrit-on. 

La « vitalité économique » de Sept-Îles, Uashat mak Mani-utenam et de Port-Cartier dépend d’une intervention « rapide et structurée » du gouvernement dans ce dossier, concluent les organisations. 

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