Avec la plus grande capacité de raccordement de la province, les installations électriques d’Hydro-Québec sur la Côte-Nord peuvent accueillir plusieurs projets industriels, un fait récemment mis en lumière dans la publication d’une nouvelle carte.
En décembre dernier, Hydro-Québec a rendu publique, pour la première fois, une cartographie des capacités de raccordement de projets industriels sur le réseau de transport d’électricité aux endroits où les demandes sont les plus importantes.
Pour la zone de Sept-Îles, la capacité est de 150 mégawatts.
À titre d’exemple, un projet comme celui de l’usine Black Pearls, à Port-Cartier, a nécessité un bloc énergétique de 8 mégawatts pour aller de l’avant.
Hydro-Québec a décidé de publier cette carte, à la suite de demandes de la part des partenaires municipaux et industriels, qui souhaitaient plus de prévisibilité, indique Pascal Poinlane, porte-parole pour la société d’État.
La capacité de raccordement industriel correspond aux infrastructures de transports d’électricité qui sont en place. Ainsi, un entrepreneur qui aurait un projet d’usine et qui a besoin de se raccorder pourrait savoir si le réseau peut répondre à sa demande.
M. Poinlane rappelle que la capacité de raccordement ne veut pas dire qu’il y a 150 mégawatts d’électricité de disponibles dans la zone Sept-Îles. C’est le gouvernement du Québec qui décide de l’attribution des blocs énergétique.
Pour Bernard Gauthier, directeur de Développement économique Port-Cartier, le dévoilement des capacités de raccordement est un outil de travail formidable.
« La carte, elle est exceptionnelle. Elle nous donne de la prévisibilité. On ne travaille plus un projet à la pièce, parce qu’on sait qu’il y a de la disponibilité », dit-il.
Il indique que l’accès à des mégawatts est essentiel pour la réalisation de projet à Port-Cartier, étant donné que le développement de beaucoup d’entreprises passe par l’accès à de l’énergie.
Le fait de rendre cette information publique est également bien accueilli par Paul Lavoie, de Développement économique Sept-Îles.
« Ça envoie un signal qu’il y a de la capacité avec laquelle on peut travailler », dit-il. « Il y a une notion d’incertitude qui est enlevée pour le dossier énergétique. »
La diffusion des capacités permet aussi de rendre la région plus attractive pour les promoteurs ayant un projet demandant une alimentation en électricité.
Il rappelle toutefois que cette capacité ne veut pas dire que tous les projets seront automatiquement acceptés. Il y a un long processus pour l’obtention d’un bloc énergétique au Québec. Cette décision se base sur certains critères comme les retombées économiques ou les objectifs de décarbonation.
Il rappelle que le développement économique de la région passera en partie par l’obtention de blocs énergétiques.
« Souvent, les projets qu’on va avoir sur la Côte-Nord, ce sont des projets dont les besoins énergétiques sont quand même considérables et les besoins n’iront pas en baissant », conclut M. Lavoie.
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