La Ville de Sept-Îles dénonce l’abolition du Programme de l’expérience québécoise

Par Vincent Rioux-Berrouard 8:36 AM - 10 février 2026
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Benoit Méthot, maire de Sept-Îles, portait un cœur bleu lors de la séance du conseil du 9 février. Image Noustv Côte-Nord

Les élus de la Ville de Sept-Îles demandent au gouvernement provincial et fédéral d’agir face à l’abolition du Programme de l’expérience québécoises (PEQ) et les modifications apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui créent de l’incertitude chez les personnes immigrantes qui vivent, travaillent ou étudient dans la région.

Le conseil a adopté une résolution lors de la séance du 9 février en appui aux demandes de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Celle-ci souhaite que le gouvernement provincial mette en place une clause de droits acquis pour les personnes pénalisées par l’abolition du PEQ. Elle demande également que le gouvernement fédéral créé des mesures transitoires pour les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires déjà en poste.

Les élus municipaux de Sept-Îles ont d’ailleurs montré leur solidarité face à cette cause en portant un cœur bleu. L’initiative vise à mobiliser les élues et élus municipaux autour d’un symbole commun pour dénoncer les effets des changements récents aux politiques migratoires sur les personnes immigrantes déjà établies au Québec, indique l’UMQ.

Le maire indique que cette problématique touche Sept-Îles. Benoit Méthot a rencontré un groupe d’entrepreneurs septiliens, provenant principalement du secteur de la restauration, l’automne dernier.

« Ils nous ont fait part de leurs doléances et de leurs inquiétudes par rapport à leurs employés qui sont souvent établis depuis un bon bout de temps et pour lesquels le permis de travail vient à échéance en 2026 », dit-il.

Le maire ajoute qu’il y a aussi un aspect humain dans cette situation avec des travailleurs étrangers qui pourraient être forcés de quitter.

« Ce sont des gens qui sont établis dans nos communautés et qui sont bien intégrés et qui vivent beaucoup d’anxiété », affirme Benoit Méthot.

Pour survivre, les régions ont besoin de plus d’immigrants, plaide la FQM

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