Du hockey à la scène : l’humoriste JF Otis aime la Côte-Nord

Par Sylvain Turcotte 11:45 AM - 3 février 2026
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JF Otis s’amène sur la Côte-Nord, une région qu’il aime bien, pour quatre spectacles en autant de soirs. Photo : Hugo B. Lefort

Jean-François Otis débarque sur la Côte-Nord pour raconter ses anecdotes de vie, des histoires que le public ne pourra pas croire que ça lui est vraiment arrivé. L’humoriste originaire de la région de Rimouski espère que les Nord-Côtiers auront autant de plaisir que lui en aura sur la scène. 

Le Bas-Laurentien est gagné d’avance avec la Côte-Nord, où il présentera son premier one man show à Baie-Comeau le 4 février, suivi de Havre-Saint-Pierre, Sept-Îles et Fermont. L’humoriste s’amène pour quatre spectacles en quatre jours. 

La Côte-Nord, c’est une région qui lui manque. « J’avais hâte d’y retourner », a-t-il dit, lors de l’entretien avec le Journal

Il l’a beaucoup aimé lors de ses années de hockey aux couleurs de Rimouski.

« C’était tout le temps des bonnes games, et ça brassait souvent », se rappelle-t-il. 

Il aime d’ailleurs le public nord-côtier. L’humoriste est déjà monté sur scène à Forestville et Baie-Comeau. « J’ai tripé ma vie. C’est vraiment une super belle place. » 

JF Otis, c’est le conteur d’anecdotes, de choses qui lui sont arrivées, du chemin parcouru pour devenir humoriste, de sa vie avant cette carrière, a fait savoir celui qui est bachelier en administration des affaires. 

Ceux et celles qui sont habitués à ses capsules sur les réseaux sociaux en sauront plus sur ses histoires. Comme il dit, « je les explose un peu plus ! » Il entre plus en détail dans les anecdotes. 

L’humoriste compte près de 200 000 abonnés sur ses réseaux sociaux (130 000 sur TikTok, 62 000 sur Facebook et 30 000 sur Instagram). Ses vidéos sur TikTok totalisent près de 3,6 millions de « J’aime ». 

C’est toute Marchi !

D’ailleurs pour ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, JF Otis conclut toujours, ou presque, par un : « C’est tout ! Marchi ! ».

C’est sa façon de remercier le monde et de faire savoir que la vidéo est terminée.

Il a reçu une centaine de commentaires pour que ça se perpétue. Il l’a oublié une fois et ses auditeurs lui ont rappelé. Il a compris le message. 

Avec Plaisir

Avec Plaisir, c’est le nom de son spectacle. Pourquoi ? La scène, c’est une des seules places où il se sent le mieux, qu’il a vraiment du plaisir. 

« Je veux que le monde aussi, quand ils viennent voir le spectacle, qu’ils se disent, tabarouette, c’était con, première des choses. Je peux pas croire qu’il était de même ce gars-là, que tout ça est arrivé. Mais je fais ce métier-là avec tellement de plaisir, je suis tellement content et reconnaissant que le monde se déplace pour venir me voir en spectacle », a-t-il répondu. 

L’autodérision

Pour JF Otis, l’humour, c’est sa méthode d’autodéfense intellectuelle. C’est ce qu’il a appris sur lui en allant voir un psychologue. 

« J’ai beaucoup une philosophie de : vaut mieux en rire qu’en pleurer », a-t-il dit. Il en parle d’ailleurs dans le spectacle. 

S’il lui arrive une situation pour laquelle il se devrait d’être triste ou de pleurer, il s’en dit incapable pour une raison qui lui est inconnue. 

« Il faut que je fasse une joke avec ça pour, justement, dédramatiser. Vraiment, l’expression vaut mieux en rire qu’en pleurer, c’est vraiment de même ».

Il tourne souvent ses histoires en autodérision. 

Hockey vs Scène

Le Journal l’a questionné à savoir si c’était plus stressant pour lui de disputer un match décisif, une finale importante au hockey, ou de monter sur la scène pour un spectacle d’humour.

Une réponse sans hésitation. « Les finales de hockey ! », même s’il dit avoir les mêmes rituels en humour qu’au hockey.

« T’es dans une finale d’une game de hockey, t’es sur le starting five, tu te dis, OK, c’est moi qui mets le ton à la game. C’est un petit stress de plus. Sur scène, c’est un peu mon habitat où je suis bien. Je peux pas me dire que je suis stressé d’aller à une place où je suis bien, ça serait niaiseux un peu de ma part », a-t-il laissé entendre.

Il dit ressentir une petite pression avant de se produire en spectacle, mais au hockey aussi. « J’étais quand même assez physique au hockey. Ça fait que le monde venait beaucoup m’essayer, fait qu’il y avait un stress de, OK, faut pas que je me fasse faire mal. Je te dirais que les chances que je me fasse faire mal en étant sur scène sont assez faibles », a-t-il renchéri, en riant.

Pour les personnes qui hésitent à aller voir son spectacle, le message qu’il a pour eux est le suivant : « Vous n’allez pas le regretter. Si vous ne me connaissez pas, vous vous demandez, je sais pas si je vais passer une belle soirée, faites-moi confiance ! »

La première partie de la tournée Avec plaisir de Jean-François Otis sur la Côte-Nord sera assurée par Mat Lévesque. 

Les Chevarie

Parlant de hockey, du temps qu’il jouait double lettre, il est arrivé à Jean-François Otis d’être hébergé chez la famille d’Alain Chevarie à Sept-Îles. Ça lui est revenu quand il a vu une publicité télé dans laquelle Alain Chevarie était. 

« J’ai dit : “Hey, j’ai déjà dormi chez eux”, pis ma mère a braillé de rire, elle a dit “de quoi tu parles ?” J’ai dit “Non, non, c’est le père de Chevarie, maman, c’est le gars que, quand on allait sur la Côte-Nord, j’ai été dormir chez eux”. Ça m’avait fait bien rire et c’est pour ça que, dans ma vidéo promo, j’en ai parlé. C’est une fierté aussi de voir qu’il était à TV, pis le monde le connaissait de même, pis qu’il est apprécié, pis tout. Je trouvais ça vraiment cool, parce qu’il le mérite, parce que c’est un bon monsieur. »

L’humoriste a aussi parlé du fils d’Alain Chevarie, Joey, qui « était tellement un bon joueur de hockey, ce petit maudit-là, pis il était baveux. T’avais le goût de lui arracher la tête, mais en dehors de la glace, c’était tellement un bon gars que tu te disais, je peux pas croire que sur glace, tu me dis des affaires de même, pis en dehors de la glace, t’es smart de même ».