Les VÉ chinois à l’assaut du marché canadien !
Daniel Breton, auteur du livre 50 mythes et demi vérités sur les voitures électriques. Photo courtoisie
Le Canada autorisera l’entrée de 49 000 véhicules électriques chinois sur le marché canadien chaque année. D’ici cinq ans, plus de 50 % de ces véhicules auront un prix à l’importation inférieur à 35 000 $. Ce nombre représente moins de 3 % du marché canadien des véhicules neufs.
L’entente entre les deux pays a été signée lors de la récente mission commerciale du premier ministre Mark Carney en Chine. Les constructeurs canadiens montent au créneau et affirment que le secteur pâtira de cette entente, mais l’objectif du premier ministre est de favoriser l’accessibilité à des véhicules à moindre coût, en stimulant la compétitivité.
Pour Daniel Breton, il ne fait pas de doute que cette entente ouvre la porte à une plus grande compétitivité sur le marché.
« Je pense que ça va aider pour l’abordabilité. Je suis allé au Mexique, je reviens d’Europe. Dans ces marchés-là, je vois les voitures électriques à 20 000 $, 25 000 $, 30 000 $, 35 000 $… Ici, au Canada, le moins cher, c’est 40 000 $. Pourquoi est-ce qu’on n’a pas accès à ces véhicules-là ? »
Il estime que cette situation découle de choix d’affaires par les constructeurs automobiles.
« Ils ont fait le choix de ne plus vendre de petites voitures compactes comme la Toyota Yaris, la Honda Fit, la Kia Rio ou la Hyundai Accent pour faire de meilleures marges de profit sur les véhicules plus chers », constate-t-il.
Le même phénomène sévit dans le secteur électrique.
« La question d’abordabilité, c’est une vraie question, même pour les voitures d’essence. Ce n’est pas tout le monde qui peut acheter un véhicule à 50 000 $. Et ce n’est pas tout le monde qui veut acheter un véhicule à 50 000 $. »
Il rappelle que le chiffre de 49 000 véhicules par année n’est pas tombé du ciel.
« Le 49 000 part des chiffres de vente de voitures électriques fabriquées en Chine et vendues au Canada avant les droits de douane imposés à partir de 2024. »
En 2024, le président des États-Unis, Joe Biden, avait annoncé des tarifs de 100 % pour les VÉ chinois et le Canada lui avait emboîté le pas.
Climat nordique
Une question surgit immanquablement à propos des véhicules électriques chinois : seront-ils adaptés au climat nordique ?
« La première chose qu’il faut savoir, c’est que, lorsqu’on parle de véhicules fabriqués en Chine, on confond des véhicules fabriqués en Chine avec des véhicules fabriqués par les constructeurs chinois. Autrement dit, le véhicule fabriqué en Chine va être vendu ici, ça peut être un Volvo, ça peut être un Tesla. ll est seulement manufacturé là-bas. Et en Chine, il y a des hivers et il fait froid. D’ailleurs, il y a plusieurs véhicules électriques chinois qui sont vendus et conduits en Norvège qui est un pays froid », conclut M. Breton qui ignore toutefois quand les premiers véhicules chinois déferleront sur le marché canadien.
– Avec les informations de La Presse Canadienne
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