Stratégie des minéraux critiques : la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire est prête
Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, le PDG de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, Gabriel Striganuk et la ministre de la Famille et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, au quai multiusager du Port de Sept-Îles, le 23 janvier 2026. Photo Emy-Jane Déry
Sept-Îles n’a pas été choisi par hasard comme lieu de l’annonce de la Stratégie québécoise pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques. Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts Jean-François Simard a laissé couler qu’il sera de retour en mars, sur le site de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), afin de faire une autre annonce « pour soutenir les structures de développement », dans le contexte de la nouvelle stratégie du gouvernement.
Le Québec doit « saisir le moment », avant que ses compétiteurs tels que l’Ukraine ou le Brésil en fassent autant, a dit le ministre Simard, en marge de l’annonce de la Stratégie québécoise pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques.
« Nos alliers historiques de plus de 250 ans d’histoires… ils le sont encore, mais on ne peut plus les regarder de la même façon », a-t-il dit, à propos des États-Unis. « On doit développer le marché européen et le Québec demeure un secret bien gardé. »
Près de 90 % des minéraux critiques vendus sur la planète le sont par la Chine, selon le ministre.
« Nous sommes un des rares endroits au monde où l’on en retrouve, à part la Chine », a-t-il fait valoir, en prenant la parole dans les installations de la SFPPN.

« En tenant compte des projets miniers et industriels en cours de développement et autant le meilleur degré d’avancement, on évalue que de nouveaux investissements de près de 8 milliards de dollars pourraient être réalisés à moyen terme », est-il écrit dans le document de présentation de la Stratégie québécoise pour la valorisation des minéraux critiques.
Au centre de la vision
La SFFPN est une propriété du gouvernement du Québec.
« Je pense qu’au niveau de leur vision, nous sommes assez central », a dit son PDG, Gabriel Striganuk.
Lancée en 2024, l’étude du projet nommé Horizon 7 de la SFPPN, en collaboration avec le port de Sept-Îles, permettra d’évaluer les opportunités d’avenir du site de la Pointe-Noire et leur faisabilité. Impliquant des investissements évalués à 900 M$ sur 3 ans, ce projet pourrait venir doubler la capacité des infrastructures et des équipements de la SFPPN.
Ce sont les résultats de cette étude qui seront dévoilés en mars, ainsi que les « autres étapes à venir », a révélé M. Striganuk.
Le montant des investissements requis pour le mégaprojet sera d’ailleurs « mis à jour », a-t-il dit.
Le PDG ne s’en cache pas, la Société est déjà en action. L’étude de préfaisabilité d’Horizon 7 a coûté plus de 4 M$ à l’organisation et 10 M$ supplémentaires étaient prévus pour l’étude de faisabilité du projet.
« Nous avons pris une position stratégique, il y a plus d’un an, en disant : nous allons nous préparer, nous allons nous faire un plan directeur », a-t-il expliqué. « Il nous a permis, aujourd’hui, d’être positionnés favorablement pour notamment le gouvernement fédéral et la stratégie du gouvernement du Québec, parce qu’on a investi beaucoup d’argent dans des études, nous avons continué », a-t-il dit.
« Aujourd’hui, ils [les gouvernements] cherchent des projets qui vont être prêts pour 2030, ils cherchent des projets concrets et nous, on est prêts », a conclu le PDG.
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