Après avoir terminé ses deux dernières saisons sur la troisième marche du podium de la catégorie Pro Am de la Drift Mania Canadian Championship (DMCC), Pier-Luc Lavoie se sent prêt à passer à la catégorie Pro.
« Le seul obstacle en ce moment, c’est le côté monétaire parce que la série m’a invité à monter en Pro », explique Pier-Luc Lavoie.
Le pilote septilien pratique la drift sur le circuit de la Drift Mania Canadian Championship (DMCC) depuis 2023. Il est d’ailleurs le seul pilote provenant de la Côte-Nord qui course dans la DMCC.
Pier-Luc Lavoie s’est taillé une belle place sur les podiums, lors des différents événements auxquels il a participé durant ses trois premières saisons dans le milieu.
« Je finis toujours dans les premiers et je me qualifie toujours », dit M. Lavoie. « En ce moment, je suis dans la catégorie Pro-Am [professionnel amateur], j’aimerais ça monter en Pro, mais pour ça, je dois avoir un véhicule qui est plus puissant. Parce que côté pilotage, côté équipe, avec l’expérience qu’on a, on sait qu’on est prêt », ajoute-t-il.
Pour pratiquer la drift dans le circuit de la DMCC, les pilotes doivent avoir un véhicule respectant les règlements de la série. La voiture doit entre autres être équipée d’un arceau de sécurité, de bancs adaptés et d’un système d’incendie.
« Partir de zéro, se faire un char, c’est 200 000 $. Moi, ça m’a pris trois ans à le bâtir du début », explique le pilote nord-côtier.
Pour pouvoir accéder à la catégorie Pro, le moteur de son véhicule actuel doit être modifié pour en augmenter la puissance. Présentement il possède un moteur de 530 WHP (Wheel Horsepower ou puissance aux roues en français). Pour courser en Pro, il doit avoir un moteur suffisamment fiable pour développer 750 WHP durant la saison. Ce qui représente entre 40 000 $ et 60 000 $ d’investissements.
« Les majeures différences entre les catégories Pro-Am et Pro, c’est le HP puis l’adhérence des pneus au sol », explique Pier-Luc Lavoie. « Ils [les pros] vont plus vite, puisque les pneus ont une meilleure adhérence. Il y a aussi plus de proximité entre les véhicules. En plus d’aller plus vite, tu te fais plus coller dans la porte. Il y a davantage de place à l’erreur, ou aux gros accidents. »
Les pilotes peuvent atteindre des vitesses jusqu’à 160 km/h à l’initiation.
« L’initiation, c’est comment tu démarres ton dérapage contrôlé », explique M. Lavoie.

Un clin d’œil au Parc Ferland
La passion de Pier-Luc pour la drift remonte à son enfance passée au Parc Ferland.
« Depuis tout jeune, j’aime ce qui est à gaz, j’aime ce qui est autopropulsé. J’étais tout le temps plus propice à aller vers quelque chose à gaz, au lieu de quelque chose à pédale », se rappelle M. Lavoie. « J’ai fait quelques petits shows de boucane dans les parcs industriels. Puis, je suis allé aux dragues de Forestville, parce que c’était la seule place sur la Côte-Nord à l’époque », ajoute-t-il.
C’est d’ailleurs à Forestville qu’il a rencontré une personne qui lui a fait découvrir le monde de la drift.
Son nom d’équipe, Drift Parc, c’est un hommage à son quartier actuel et d’enfance.
« Parc Ferland, parc industriel, c’est là que j’ai commencé tout ce qui était par rapport aux moteurs. Je voulais garder un clin d’œil, pour que toujours le monde sache d’où je viens », résume Pier-Luc Lavoie.
Le pilote peut compter sur une équipe dévouée, dont une grande proportion provient de Sept-Îles. En plus de son équipe, plus d’une vingtaine de Septiliens se déplacent durant l’été pour le supporter, lors de ses courses un peu partout au Québec.
« Il n’y a personne qui amène du monde là-bas autant que nous autres, même quand ils restent à une heure de route [de l’événement] », ajoute M. Lavoie.

Qu’est-ce que les compétitions de Drift?
Les compétitions professionnelles de drift ne consistent pas uniquement à faire glisser les roues arrière du véhicule. Les pilotes sont évalués sur trois points majeurs : le style, la ligne et l’angle.
«Quand j’initie, je sais que je dois donner un maximum de style, remplir mes zones au complet et donner un maximum d’angle sur les points que les juges ont demandé sur la piste ”, explique le pilote. «C’est comme ça que tu vas te rapprocher le plus d’un 100 points d’une run parfaite. »
La compétition commence avec les qualifications, où les pilotes sont seuls sur la piste puis ce sont les affrontements deux par deux. À tour de rôle chacun des pilotes sera le meneur et le suiveur.
« La drift, c’est d’être proche de ton adversaire. Le but, c’est de faire le plus de boucane possible. Quand tu réussis, ton adversaire en arrière, il perd la vision et il dérape hors piste. »
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