Drakkar : un début de match fatal à Québec

Par Louis-William Gagné 10:49 PM - 16 janvier 2026
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Crédit photo : Kassandra Blais.

Seulement 69 secondes ont suffi aux Remparts pour venir à bout du Drakkar, vendredi soir, au Centre Vidéotron. En vertu de cette victoire de 3-0, Québec blanchit Baie-Comeau pour une troisième fois en cinq rencontres, chaque fois sous la signature du gardien Patrick Déniger.

Accorder un but lorsque la glace est fraîche est bien souvent de mauvais augure, peut-être encore davantage lorsque le gardien commet une bévue. Fort à parier que Mathias Hernandez aimerait revoir ce tir du revers de la ligne bleue, dont le retour a abouti en plein dans l’enclave, tel un fruit mûr. Le vétéran Xavier Lebel était sur place pour jouer les cueilleurs.

Dès la séquence suivante, Filip Vlk était envoyé au cachot pour avoir retenu. Une seconde avant la sortie du Tchèque, les Remparts doublaient leur avance grâce à une belle distribution de la rondelle qui a trouvé Egan Beveridge, isolé dans l’enclave. Un avantage numérique fort lucratif, considérant qu’il s’agissait du seul dont ils ont bénéficié.

« Très, très mauvais départ. On était en retard dans nos réactions et ça nous a coupés en partant. Quand une équipe travaille et qu’elle est sur les détails, tu ne peux pas commencer en retard. On avait eu une bonne semaine d’entraînement et de bonnes rencontres. C’est sûr que c’est décevant, parce que quand on met nos bottes de travail, c’est différent », commentait le pilote du Drakkar, Jean-François Grégoire.

Chez les Remparts, il y avait bien peu d’ombre au tableau pour l’entraîneur Éric Veilleux. « Je trouve qu’on a été en contrôle pas mal tout le match. Notre temps de possession a été très bon. J’aurais peut-être aimé qu’on amène plus de rondelles au filet tout au long du match. On cherchait peut-être le jeu parfait, mais on a déjà vu pire. J’ai adoré comment on a joué. » Avec six joueurs réguliers à l’infirmerie, une telle performance collective est certainement digne de mention.

Le Drakkar a eu une belle frousse en tout début de troisième période, alors qu’il est passé bien près de perdre les services du défenseur Drew Allison. Sur une mise en échec en apparence commune de Maddox Dagenais, sa tête est entrée en contact avec la rampe, le cou semblant avoir absorbé le choc. La séquence, révisée par les officiels en vue d’une pénalité majeure, n’a finalement valu que deux minutes pour avoir donné de la bande. « À un pied du joueur, pas le choix de finir ta mise en échec. Je regardais la reprise sur la tablette et je ne voyais pas vraiment d’autre jeu que ça. Ils ont finalement décidé de la garder à deux minutes », précisait Veilleux.

La suite des choses pour le Drakkar et Allison fut cependant ambivalente. Le défenseur était de retour à son poste pour l’avantage numérique subséquent, mais il était également aux premières loges pour voir Nathan Quinn le contourner hors de l’aile avant de déjouer Hernandez. Sorti du banc des pénalités depuis quelques instants, Dagenais récoltait la seule mention d’aide.

Les deux équipes reprendront les hostilités demain. Si l’on a vu le Drakkar rebondir dans des circonstances similaires au cours des dernières semaines, les Remparts se sont également fait piéger à quelques occasions. Aux dires des entraîneurs des deux camps, on s’attend à ce que la nuit porte conseil au Drakkar, et on s’y prépare en conséquence.

Déniger sans faille

Tout juste avant la pause de Noël, le jeune gardien des Remparts avait signé un jeu blanc relativement facile de 24 arrêts, dont la grande majorité provenaient de tirs des zones périphériques. Cette fois, seulement 18 rondelles ont atteint son filet. La recrue a d’ailleurs rendu crédit à ses coéquipiers, qui ont grandement facilité son travail, notamment en se sacrifiant devant de nombreux lancers, en particulier lors des quatre désavantages numériques subis.

De l’autre côté du spectre, Jean-François Grégoire n’avait pas du tout l’impression que ses ouailles l’avaient testé suffisamment. « Je ne veux rien lui enlever. Peu importe le nombre de tirs, il faut que tu les arrêtes. Pour nous, être meilleurs, c’est aussi suivre les retours, aller les chercher, compléter le jeu, attaquer le filet… Ce sont des choses qu’on doit travailler avec une équipe jeune. »

Une occasion ratée

Au moment d’écrire ces lignes, bien que le Drakkar ne compte que 26 points et occupe le dernier rang au classement, il se trouve à neuf points d’une place en séries, avec 23 matchs à disputer. Alors que certains de ses adversaires les plus proches traversent des moments difficiles, Baie-Comeau flirte au-dessus de la barre des ,500 depuis un mois et demi, resserrant l’écart lentement mais sûrement. Considérant que Rimouski (14e, 37 points), Victoriaville (16e, 35 points) et Gatineau (17e, 34 points) ont tous perdu en temps régulier, une victoire aurait permis au Drakkar de se rapprocher de tous ces adversaires simultanément.

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