Le CA du tennis et les nouveaux élus de Sept-Îles se parleront 

Par Sylvain Turcotte 12:00 PM - 10 janvier 2026
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Le futur des activités du tennis à Sept-Îles sera au coeur d'une rencontre le 12 janvier entre le conseil d'administration de Tennis junior Sept-Îles et les nouveaux élus. Photo Sylvain Turcotte

Le Club junior de tennis de Sept-Îles et des élus municipaux se retrouveront autour d’une même table, lundi soir.  

La rencontre a pour but de permettre au conseil municipal de comprendre les besoins et la situation du club de tennis, face à la possibilité que le futur hôtel de ville soit érigé sur le site des terrains derrière le Centre socio-récréatif. 

« On comprend que la situation au Centre socio, pour eux, est peut-être un peu plus complexe que d’autres personnes, parce qu’ils utilisent l’aréna comme plan B, lorsqu’il ne fait pas beau, etc. On veut bien comprendre ce qu’il y a », a fait savoir le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot.

La Ville veut également comprendre les enjeux et voir avec le conseil d’administration de Tennis junior Sept-Îles le potentiel des terrains à Bruno Pauletto (derrière l’école Manikoutai, « parce qu’on s’entend que c’est la plus belle, la plus moderne, la plus parfaite installation de terrain de tennis qu’on a en ville », a-t-il ajouté. 

Un chalet [bâtiment technique], avec bloc sanitaire, est déjà envisagé pour ce site. Les élus veulent donc voir s’il s’agit d’une belle option pour Tennis junior Sept-Îles, et les besoins manquants. 

Une reconstruction des terrains à côté du nouveau skatepark n’est pas écartée pour autant par le conseil municipal.

« Toutes les options sont ouvertes. Ça fait deux mois qu’on est en poste. Ça fait deux mois qu’on pose des questions, qu’on se fait expliquer les tenants et les aboutissants de tout ce qui a été fait. Il n’y a personne sur le conseil qui est un spécialiste de tennis, ça fait qu’on veut parler aux gens qui sont directement impliqués », a mentionné M. Méthot.  

La non-disponibilité de quatre terrains à l’été 2025, alors que les surfaces du parc Steeve Duchesne et de place Ferland étaient en rénovations, n’a pas suscité de plainte, a indiqué le maire. 

Il y a donc plusieurs questionnements, notamment sur le nombre de terrains de tennis pour une ville comme Sept-Îles. « Il faut donc évaluer les besoins », a-t-il dit.

Benoit Méthot a aussi souligné que l’organisation du tennis est à la seule à avoir un « back up », soit l’aréna, en cas de pluie. Il dit comprendre la problématique ou l’intérêt, mais « on doit éclaircir le tout », a-t-il dit, indiquant que l’école pourrait être une alternative, si l’organisme se retrouve au parc Bruno Pauletto. 

Malgré les tensions qu’il y a eu entre Tennis Junior Sept-Îles et l’ancien conseil, M. Méthot veut regarder par en avant « et travailler avec eux autres. Le club de tennis demeure un partenaire de la ville, un partenaire important. »

« Ça n’a jamais été l’intention de la Ville, que ce soit l’ancien conseil ou de celui actuel, de laisser tomber le club et de ne pas leur permettre d’avoir leurs activités. C’est juste de trouver une voie de passage, une solution qui va faire l’affaire de tout le monde et qui va nous permettre de prendre des décisions qui sont les plus intéressantes pour l’ensemble de la population », a-t-il renchéri.

Le tennis veut sa place 

La présidente de Tennis Junior Sept-Îles ne veut pas s’avancer sur ses attentes face à la rencontre de lundi, pour ne rien compromettre, mais elle rappelle que les besoins de son organisation sont demeurés les mêmes. 

Eve Goulet ne veut pas que le tennis soit compromis et que l’accès aux terrains soit un fardeau pour la population qui paie aussi pour les utiliser.

Elle mentionne aussi l’accessibilité au plateau intérieur et à un chalet, avec toilettes, « apte à accueillir des coachs toute la journée. En d’autres mots, que ça ne devient pas un garde-robe ». 

Vers une politique

En préparation de sa nouvelle politique du sport, du loisirs et du plein air, la Ville de Sept-Îles veut éventuellement rencontrer les responsables des clubs de vélo de montagne [Norcyle] et de ski de fond [Rapido], dont les activités régulières se tiennent au Centre de plein air du Lac des Rapides.

Les deux organisations souhaitent avoir un bâtiment d’accueil, depuis plusieurs années. 

« Mettons que ce sont des groupes qui n’ont pas eu beaucoup d’amour dans les dernières années », reconnait Benoit Méthot. 

Un des objectifs de la politique à travailler est de voir avec les autres partenaires et institutions la façon de maximiser l’utilisation des plateaux dans leurs installations, a souligné le maire.