Loterie de l’Élyme des sables : la cagnotte atteint un montant record

Par Sylvain Turcotte 4:16 PM - 6 janvier 2026
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C’est Frédéric Gagnon, propriétaire du Groupe FG et très impliqué dans la communauté, qui a procédé au tirage du 5 janvier de la loterie Chacun sa part de la maison de soins palliatifs de Sept-Îles. Il est accompagné sur la photo de Lorie, Patricia et Shana, membres du personnel soignant de l’Élyme des sables. Photo courtoisie

En quatorze tirages, c’est pour près de 1,3 million de dollars de billets vendus par la maison de soins palliatifs de Sept-Îles. La dernière cagnotte remportée par une résidente de Marieville, en Montérégie, était la plus grosse somme pour le 50/50 de Chacun sa part

La loterie Chacun sa part ça ne change pas le monde, sauf qu’elle fait du bien à l’Élyme des sables et aussi à ses gagnants. Le tirage du 5 janvier a rapporté un peu plus de 126 000 $ à la personne chanceuse. 

Le directeur de l’Élyme des sables ne peut que se réjouir de l’engouement de la loterie lancée en octobre 2024. 

« Je serais menteur de dire que je m’attendais à une popularité comme ça. Je savais que la population était généreuse à Sept-Îles et qu’elle tenait beaucoup à leur maison de soins palliatifs. Et Dieu merci, parce que, grâce à eux autres, on est encore là », mentionne Michel Bellavance. 

La maison de soins palliatifs de Sept-Îles ne pourrait offrir ce service à la clientèle, allant de Pointe-aux-Anglais à Blanc-Sablon, en passant par le nord, qu’avec uniquement avec l’apport de Santé Québec. 

« Ça reflète que les gens tiennent à leur maison, ça reflète aussi que les gens sont très satisfaits de l’équipe en place et des services qui sont offerts autant aux résidents qu’aux familles. Donc, oui, surpris de la popularité de cette loterie-là », renchérit-il. 

Cette loterie permet à l’Élyme de garder la tête hors de l’eau, et de penser à améliorer ses installations. 

Au-delà de ses autres campagnes de financement, soit le Téléradiothon — La Récolte, le 5 à Huitres, le Souper Sacoches et la contribution de Réal Thériault avec les contenants consignés, l’Élyme se devait de trouver une autre solution, car ces campagnes ont une certaine limite.

« Ça ne peut pas aller plus haut que ça », soutient M. Bellavance. Il en va de même pour l’apport des industries qui « sont toujours là, mais encore là, il y a une limite à les solliciter ». 

« C’est ce qu’on a trouvé, puis Dieu merci, ça fonctionne bien. Ça dépasse nos espérances, je ne m’en cacherai pas », assure le directeur général. 

Des projets

La loterie a permis à l’Élyme des sables d’engranger près de 600 000 $ net en un peu plus d’un an. 

Michel Bellavance rappelle que la bâtisse date de 2009. Certaines améliorations sont dans les plans, notamment les installations de la salle d’hygiène qui sont à changer, la fenestration et le système d’air climatisé. 

« On a changé beaucoup de choses. On a changé des appareils électroménagers qui dataient, qui étaient dus, des choses qui ont brisé », précise-t-il.

« Il y a un côté important aussi, c’est qu’on donne plus de services, avec plus de monde », souligne-t-il.

Pour des cas plus lourds, il est possible d’avoir plus de personnel et « les résidents et les familles sont bien heureux de ça ».

Le directeur général a aussi l’ambition d’ajouter une nouvelle chambre à la maison de soins palliatifs. « C’est ajouter du personnel aussi. C’est tout ça qu’on est en train de mijoter. »

Michel Bellavance espère que la loterie Chacun sa part continuera de connaître du succès.

« On verra si les gens vont continuer de contribuer, je l’espère. Je pense que oui, mais on ne peut pas prédire l’avenir non plus », dit-il. 

Et pour les personnes qui aimeraient que la cagnotte bénéficie à plus d’une personne par tirage, le directeur a laissé entendre qu’il en discutera avec son équipe. Le renouvellement du permis ne se fera toutefois qu’en septembre 2026. 

L’engouement pour la loterie de l’Élyme a amené d’autres organisations à emboîter le pas. « D’autres voient que c’est une recette à succès. Il y a plein de belles causes. »

De partout au Québec

La loterie Chacun sa part permet à tous les résidents du Québec d’y participer.

Michel Bellevance indique qu’il n’est pas possible d’établir un pourcentage sur les villes des acheteurs.  

« Ce sont les gens de Sept-Îles qui en parlent à leurs familles et leurs amis. »

L’équipe de l’Élyme des sables reçoit plusieurs appels de gens d’ailleurs, même de la Floride (des personnes avec une résidence au Québec).

« Je dirais que 98 %, ce sont des influences de Sept-Îles », estime le directeur. 

Selon les messages sur la page Facebook de l’Élyme, « il y en a beaucoup de Port-Cartier et Havre-Saint-Pierre, un peu de Québec et un peu du Saguenay », mentionne-t-il. 

Pour la gagnante du gros lot tiré le 5 janvier, Mme Francine Gagnon, c’est une amie qui a demeuré à Sept-Îles qui lui a parlé de la loterie. 

« Elle a dit qu’elle allait remercier son amie de Sept-Îles qui l’a invitée à acheter un billet. Le gros de la somme, c’est les gens de Sept-Îles. La moitié de la somme qui revient à l’Élyme, c’est pour les gens de Sept-Îles », souligne M. Bellavance. 

À la lumière des commentaires sous la publication de l’annonce du billet gagnant, remporté par la dame de Marieville, plusieurs personnes de l’extérieur achètent des billets pour l’ampleur de la cagnotte, pour soutenir la cause, mais aussi parce qu’un proche a déjà eu recours aux services de la maison de soins palliatifs de Sept-Îles.