Toute une année 2025 pour Mathieu Mckenzie, qui porte plus d’un chapeau dans l’industrie musicale autochtone. Porteur des revendications auprès du CRTC pour un quota de musique autochtone, membre du groupe Maten, producteur de spectacles et de disques… Le congé du temps des Fêtes était plus que bienvenu pour le fils de Florent Vollant.
La dernière année a été fort remplie pour Mathieu Mckenzie.
« C’est ma plus grosse année, en termes de porteur de la musique, des cultures, des langues, de tout ce qui est autochtone. J’ai connu une année vraiment exceptionnelle », décrit-il.
Il figure dans plusieurs séquences du film sur son père. Il s’est retrouvé au micro pour plusieurs entrevues radio ou télé, particulièrement comme défenseur de la musique autochtone, pour exiger du CRTC un quota de 5 % dans les radios privées et commerciales, « pour porter le message, encore une fois, d’avoir cette place-là dans le milieu culturel au Québec, les festivals, la télévision, la radio ».
2025, c’était aussi près de 25 ans de carrière pour Mathieu Mckenzie et ses comparses de Maten, avec plusieurs spectacles au Québec, ailleurs au Canada, et même en Europe. C’est sa participation au documentaire Onze nations pour une chanson, autour d’Un musicien parmi tant d’autres, le dernier projet de Serge Fiori.
Il se dit touché d’avoir été invité aux funérailles de Serge Fiori.
« Moment quand même assez intense à l’intérieur de moi, d’être là et de dire à tout ce monde, merci Serge pour le message que tu as porté avant ta mort. »
Son coup de cœur de la dernière année, c’est l’intronisation de son paternel au Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens, moment qu’il qualifie de beau et d’émotif, à la lumière de de la vidéo rétrospective de la carrière de Florent.
Il y aura également eu le lancement de l’album hommage à son père au Lion d’Or.
« J’ai vécu une année, avec des rencontres incroyables, avec des êtres humains extraordinaires », raconte-t-il.
Il a parlé de fatigue en cette fin d’année, fatigué d’avoir parlé avec son cœur, « tout le temps dans l’émotion, chaque fois », sans s’en plaindre outre mesure.
Un absent de taille
Mathieu Mckenzie ressent tout le soutien face aux démarches qu’il multiplie auprès du CRTC, en compagnie de Florent Vollant et de sa conjointe Nelly Jourdain, de Makusham Musique.
Les dernières représentations ont été faites au début du mois de décembre. Il a alors pu apporter la résolution de l’appui de l’Assemblée des Premières Nations, de tous les chefs à travers le Canada.
Mathieu Mckenzie dit avoir été bien accueilli par le CRTC, lors des différentes étapes. Il s’est senti écouté. Il a senti que l’organisme canadien voulait comprendre.
Il s’attend avoir les conclusions de toute cette démarche pour un quota de 5 % de musique autochtone dans les stations de radio, d’ici la fin de 2026.
Au-delà de cette place souhaitée pour la musique autochtone, Mathieu Mckenzie dit voir beaucoup d’amélioration, avec des participations d’artistes des Premières Nations dans les festivals, à la télévision, dans les Fêtes nationales.
« Tous ces événements-là qu’on a, les gros événements, où il y a de grosses tribunes pour faire valoir ces langues-là, les artistes autochtones, on est là. Je vois ça », dit-il.
Ça lui donne l’espoir, l’envie de continuer d’aller à la rencontre des gens.
« On est fier de voir ces gens-là qui puissent chanter dans leur langue autochtone, peu importe laquelle », renchérit-il.
Dans toute cette démarche, « il manque la radio », réitère-t-il. « C’est ça qui manque pour compléter le cercle. »
Porteur par la bande
Mathieu Mckenzie se fait le porteur de la cause, celle de la culture autochtone, par la base, en raison de l’AVC dont a été victime Florent Vollant, en 2021.
« Je suis rentré par la bande dans ses souliers, comme on dit. »
Il le fait pour l’amour de son peuple, son amour pour les Premières Nations.
« Quand je porte tout ça et que je vais à la télé, ou peu importe, je le porte pas juste, pour la musique. Je le porte aussi pour les arts, le théâtre, les peintres, la littérature », assure-t-il.
2026
Pour l’année 2026 qui prend son envol, il attend impatiemment la réponse du CRTC, il souhaite passer davantage de temps au Studio Makusham avec son acolyte Kim Fontaine et continuer à produire des spectacles et des albums
« L’année 2026, elle va décoller quand même assez vite. Je vais avoir le temps de me reposer un peu, prendre un bon deux, trois semaines. Mais ça va revenir vite. Tout ça, encore une fois, dans une démarche, je dirais, de vérité et de réconciliation », dit-il.
« J’ai besoin d’avoir tout le monde qui m’appuie dans cette démarche-là. Une petite place pour les arts, pour la musique autochtone. Je le sens l’appui des Québécois, des Allochtones », conclut Mathieu Mckenzie, qui dit voir une belle lumière au bout du tunnel.
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Bonne année mon cher Mathieu que du bonheur pour tout le groupe et félicitations pour tout ce que tu apportes au traditiongros bisous 😘
Bonne année Mathieu, tu as tellement une énergie contagieuse, un talent fou de rassembleur et beaucoup, beaucoup d’humanité. Très heureuse de t’avoir côtoyer et espère que nos routes vont encore se recroiser. N’oublie surtout pas ton petit côté “clown”. Salutations à ta grande famille 🪶🍀🌈