C’est un portrait peu reluisant que deux médecins ont fait, lundi, des installations de l’Hôpital de Sept-Îles, dont le projet de modernisation se fait toujours attendre.
Le Dr Mathieu Maltais connaît bien l’urgence de Sept-Îles, lui qui arpente ses couloirs depuis 10 ans.
« C’est un endroit ou je travaille fréquemment et depuis 10 ans, il n’y a pas grand-chose qui a changé. Le milieu est en train de décrépir tranquillement », dit-il.
Il décrit une vieille salle de réanimation trop petite pour accueillir les patients qui ont besoin de soins urgents. Le projet de nouvelle urgence permettrait d’avoir deux salles pour cette fonction vitale, surtout que l’Hôpital dessert toute la région.
Situation similaire pour les patients qui sont agités, parce que l’Hôpital ne possède qu’une seule salle pour cette clientèle.
« Quand il y a un deuxième patient qui arrive agité, et ça peut arriver lors de certaines soirées, on doit un peu improviser avec ce qu’on a », affirme le Dr Maltais.

Le nombre de civières à l’urgence est aussi jugé insuffisant, estime le médecin Mathieu Maltais. Il est actuellement de 10. Ce nombre est très souvent dépassé, ce qui fait que des patients sont parfois installés dans les corridors.
« C’est clairement inadéquat pour l’urgence de notre région », dit-il.
La situation n’est guère mieux du côté du bloc opératoire, explique la Dre Nathalie Michaud, qui est chirurgienne.
Elle indique que l’Hôpital qui a été construit en 1962 n’est pas adapté pour la médecine qui se pratique aujourd’hui.
« La chirurgie en 2025, ce n’est pas ce qui se faisait en 1962. Notre vieux bloc opératoire a de la misère à travailler avec la chirurgie de 2025 », affirme celle qui pratique depuis 2003 à Sept-Îles.
La ventilation est problématique au bloc opératoire, au point qu’en période estivale, il arrive qu’il ne soit pas possible d’installer une prothèse, parce que le taux d’humidité est trop élevé.
« C’est déjà arrivé dans les étés passés et ça va arriver encore », affirme Dre Michaud.
Elle décrit des équipements qui sont en fin de vie. Par exemple, les lampes chirurgicales sont à risque, parce que les pièces ne sont plus disponibles pour les réparer en cas de bris.
« C’est notre vieux char qui est en fin de vie qui va finir par nous lâcher », affirme la Dre Michaud, à propos du bloc opératoire.

Les deux docteurs ont participé à une conférence de presse, lundi matin, en compagnie d’élus politiques et de représentants de comités d’usagers pour favoriser la mobilisation pour le projet de modernisation de l’Hôpital de Sept-Îles. Les plans sont prêts. Tout ce qu’il manque est l’autorisation du gouvernement pour l’octroi des fonds qui permettront la réalisation du projet.
« Il faut arrêter de parler. Tout est prêt, on a travaillé sur les plans. C’est le temps de passer à l’action », conclut la Dre Nathalie Michaud.
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Entièrement de votre avis ,il est plus que temps que les travaux se fassent ,nous sommes un hôpital régional.On parle ,on parle ,on parle mais il n’y a jamais aucun travaux qui s’amorce.
Entièrement d’accord , il faut suivre le mouvement de la modernisation. Tout ce qui concerne l’urgence est en très mauvais état. Et c’est très important pour les médecins et les professionnels de la santé de travailler dans un environnement adapté à la réalité d’aujourd’hui. Il faut se moderniser pour offrir des soins de qualités . Le personnel de l’hôpital est super qualifié, mais ils doivent travailler avec du matériel que n’est plus à jour .