Lancement de l’Université du troisième âge à Sept-Îles : apprendre même à la retraite
Pavillon Alouette à Sept-Îles lieu où se déroulera la première activité de l'Université du 3e âge de l'UQAC. Photo courtoisie
Fréquenter l’Université et continuer d’apprendre tout en étant retraité c’est possible et même bénéfique pour l’acuité cognitive, selon Guylaine Malaison, directrice de la Formation continue des centres d’études de l’UQAC.
Le 9 décembre, l’UQAC lancera l’Université du troisième âge (UTA) au campus de Sept-Îles avec la conférence Les gènes du sexe (Grosse corvette, p’tite gamète) présentée par le professeur Simon Girard.
L’Université du 3e âge s’adresse aux gens de 50 ans et plus qui ont envie d’apprendre.
«L’objectif, c’est vraiment d’intégrer les personnes retraitées dans le milieu de vie universitaire et de favoriser l’accessibilité aux études supérieures», dit Mme Malaison.
Elle explique qu’au Campus de Chicoutimi les aînés sont intégrés à la vie étudiante de plusieurs façons et qu’ils souhaitent développer des approches similaires du côté de Sept-Îles.
«Par exemple, les aînés sont invités aux Journées de la recherche, ils ont accès à la bibliothèque, ainsi qu’au Pavillon sportif. Ils détiennent une carte étudiante de l’UQAC et sont invités aux différentes activités se déroulant sur le campus.»
Comme les cours de l’UTA se tiennent le jour, les aînés peuvent côtoyer les étudiants réguliers.

Plusieurs types d’activités seront offertes aux Nord-Côtiers : conférences, formations, ateliers ou cours sur plusieurs semaines.
Nul besoin d’avoir un diplôme universitaire pour s’inscrire, l’Université du troisième âge se veut «un lieu où les gens vont réseauter, discuter, c’est un lieu d’échange».
«C’est aussi un lieu pour apprendre pour continuer d’accroître ses connaissances», précise la directrice de la formation continue.
D’ailleurs, aucun examen ou travaux académiques ne seront demandé aux participants.
L’UQAC lancera un appel à candidatures pour mettre sur pied un comité sectoriel composé de gens du milieu, dont la mission sera de déterminer quelles seront les formations et autres activités offertes pour les gens de la région.
«Ce qu’on veut, c’est que ça soit pour eux puis créé par eux aussi», explique Guylaine Malaison.
Une fois l’offre mise en place, Mme Malaison n’exclut pas, dans un deuxième temps, d’offrir certaines activités en virtuel, afin de pouvoir rejoindre le plus grand nombre de Nord-Côtiers.
Un modèle qui fonctionne bien
Au campus de Chicoutimi, l’Université du troisième âge est offerte depuis le début des années 90 et fonctionne à merveille.
«C’est à peu près dix formations, ateliers ou activités qui sont offerts annuellement. On a commencé avec à peu près 40 apprenants au début, puis aujourd’hui, on est rendu au-dessus de 400», précise Mme Malaison.
Les gens intéressés peuvent s’inscrire via le site internet de l’UQAC, pour participer à la conférence du 9 décembre, ou se présenter directement sur place.
«L’objectif, c’est qu’on ait le plus de monde possible. C’est une super conférence, c’est un de nos professeurs qui est vraiment très apprécié par nos personnes apprenantes de 50 ans et plus», conclut Guylaine Malaison.
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