Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres, dit l’adage. C’est un peu ce qui se passe à la céréalière Cargill de Baie-Comeau, qui observe une importante hausse de son volume de transbordement de grains depuis la fermeture des Silos de Port-Cartier, survenue en décembre 2024.
Cargill enregistre un bond d’environ 50 % de ses activités de transbordement pour 2025. À la fin de décembre, c’est près de deux millions de tonnes métriques de soya et de blé provenant des Prairies canadiennes qui auront transité par ses installations avant d’être expédiées chez des clients en Afrique et en Angleterre, principalement.
« Ça a amené des cernes en dessous des yeux de tous mes employés et de moi-même », a illustré le directeur général de Cargill, Simon Jean, en confirmant l’impact à Baie-Comeau de la fermeture surprise de l’entreprise port-cartoise. « Tout le volume qui ne passe plus par Port-Cartier transite par chez nous. »
Déjà en 2024, la céréalière a ressenti les premiers effets de l’annonce faite en juin par le propriétaire des Silos de Port-Cartier, l’entreprise Louis Deyfruss. M. Jean parle d’un bond de près de 35 % des activités de transbordement l’an passé.
« Oui, la fermeture s’est faite en décembre 2024, mais les clients ont commencé, à partir du mois de juin, à s’en venir chez nous tranquillement. Car le but, ce n’était pas de continuer de mettre du grain là-bas en sachant qu’ils ferment au mois de décembre », poursuit le directeur général.
Évidemment, cette effervescence ne peut qu’être bénéfique pour la rentabilité des installations baie-comoises, dans lesquelles œuvrent aujourd’hui 65 personnes. La hausse des activités aura nécessité l’embauche de cinq travailleurs.
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