La résolution adoptée le 26 novembre par le conseil municipal de Rimouski, confirmant son appui à la relance de la traverse maritime Rimouski-Forestville, permet au promoteur privé Louis-Olivier Carré de finaliser l’achat du navire destiné au service. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement du Québec.
C’est ce qu’a indiqué le président des Industries Rilec après la séance, en précisant qu’une entente d’achat avec le propriétaire actuel du bateau est en place depuis plus d’un mois. « Si j’ai mentionné que la date d’échéance était le 27 novembre, c’est parce que je devrai donner une réponse officielle à ce moment-là », a-t-il souligné au Soir.ca.
Le promoteur devait également obtenir l’appui officiel de la Ville de Rimouski avant cette date. Pour faire entrer le bateau au pays, il doit d’abord être canadianisé, soit adapté à sa nouvelle vocation au pays. « En avril, notre intention était que le bateau arrive ici en septembre, pour procéder à sa canadianisation de septembre à l’an prochain. Nous sommes maintenant en novembre, donc la canadianisation se fera en Grèce, là où se trouve actuellement le bateau. »
Détailler les étapes nécessaires
Des spécialistes de la canadianisation ont ainsi passé quelques jours à bord du navire afin d’en effectuer l’analyse finale. Celle-ci mènera à la production d’un rapport détaillant les étapes nécessaires pour mettre le bateau aux normes canadiennes. Une fois le bateau acheté, il faudra 50 jours avant le règlement final qui confirmera que monsieur Carré en est le nouveau propriétaire. Il sera alors possible de commencer les travaux.
Lorsque ceux-ci seront terminés, le navire pourra être acheminé au Canada. « La raison pour laquelle j’avais fixé la date limite au 27 novembre. Pour affréter l’équipage, les gens qui ramèneront le bateau ici, il faut un minimum de quatre mois d’avance. Sans ce délai, le navire ne pourra pas partir en avril pour entrer en service en mai. »
Aucun montant inscrit
Guy Caron souligne que la Ville travaille également dans l’optique d’un retour de la traverse au printemps. « Nous avons encore des étapes à franchir, mais nous en avons franchi une importante avec l’appui de Rimouski, qui s’ajoute à celui de Forestville et de la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville », indique le maire de Rimouski.
La Corporation et la Ville de Forestville ont elles aussi confirmé leur appui par résolution. À Rimouski, aucun chiffre n’a été inscrit dans la résolution, puisque certains éléments financiers du plan d’affaires sur lequel la Ville travaille toujours doivent encore être précisés. « Ce qui est clair pour nous, c’est que l’intention de la Ville est d’appuyer une contribution financière et logistique pour la traverse », soutient monsieur Caron.
Lors de la campagne électorale, une contribution maximale de 500 000 $ par la Ville de Rimouski avait été évoquée. Ces montants ne sont toutefois pas encore confirmés.

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