Minganie : un service de désincarcération en 2026

Par Vincent Rioux-Berrouard 2:04 PM - 27 novembre 2025
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C'est Havre-Saint-Pierre qui sera responsable d'offrir le service de désincarcération aux autres municipalités de la région. Photo Municipalité de Havre-Saint-Pierre

Un service de désincarcération devrait bientôt desservir l’ensemble du territoire de la MRC de Minganie.

Actuellement, il y a seulement la municipalité de Havre-Saint-Pierre qui est en mesure d’intervenir sur son territoire, lorsqu’il y a un accident. Ainsi, la majorité de la route 138 en Minganie n’est pas desservie par un service de désincarcération.

La MRC de Minganie travaille depuis plusieurs mois, pour que ce service devienne disponible sur l’ensemble du territoire. Plusieurs pas importants ont été franchis.

Un camion possédant les équipements de désincarcération a été acheté par la MRC de Minganie, pour la somme de 500 000 $. Il devrait arriver en décembre et il sera prêté au Service incendie de la municipalité de Havre-Saint-Pierre, qui s’en occupera. Le camion a pu être acheté avec des sommes résiduelles provenant du Fonds régions et ruralité, que la MRC devait affecter pour des projets régionaux.

En raison des coûts importants de tels équipements pour de petites municipalités, il était normal que la MRC prenne un certain leadership dans ce dossier et assume les coûts, selon la préfète de Minganie, Meggie Richard.

La MRC a conclu une entente avec la municipalité de Havre-Saint-Pierre, pour obtenir le service de désincarcération sur le territoire du Lac-Jérôme. Maintenant, les autres municipalités de la Minganie doivent aussi adopter une telle entente, afin que le service soit offert partout. Cette entente en est essentiellement une de prestation de services, dans laquelle les petites municipalités s’engagent à verser un montant à Havre-Saint-Pierre, pour obtenir cette couverture.

Le service de désincarcération pourrait être mis en place en début d’année 2026.

L’enjeu de la sécurité sur la route 138 en Minganie est prioritaire, notamment en raison du manque de couverture cellulaire et de l’immensité du territoire. 

« C’est un beau travail dans les derniers mois, parce que c’est un enjeu qui regroupe tout le monde. Notre but, c’est vraiment que l’ensemble du territoire soit couvert par un service de désincarcération en cas d’urgence », affirme la préfète Meggie Richard.