Un premier directeur général en 40 ans pour l’Association de protection de la rivière Moisie

Par Emy-Jane Déry 2:47 PM - 26 novembre 2025
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L’édition 2025 du souper-bénéfice annuel de l’Association de protection de la rivière Moisie avait permis de récolter 118 335 $ pour son financement. Photo archives, Julien Choquette Photographe

Daniel Dickner est le nouveau et surtout, le premier directeur général de l’Association de protection de la rivière Moisie (APRM), qui œuvre depuis une quarantaine d’années. 

L’organisme de protection qui est dirigé par un conseil d’administration a toujours essentiellement fonctionné par les implications du président, appuyé par la coordonnatrice de l’APRM. 

« On souhaite donner un autre souffle à l’APRM », a expliqué Daniel Dickner, en entrevue avec Le Journal. « C’est plus difficile au niveau du financement avec les ministères. Les programmes sont plus serrés au niveau du gouvernement. »

Les mesures de restrictions et la remise à l’eau obligatoire des saumons du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les Changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) pour contrer les montaisons historiquement faibles ont un impact non négligeable sur l’APRM. 

En 2024, l’organisme a enregistré une baisse de ses revenus de près de 50 %.

Daniel Dickner est nouvellement retraité de la fonction publique fédérale et cumule plus de 35 années d’expérience en matière de protection de l’habitat et de l’environnement. Il en va de même pour la protection de la faune et de la pêche. 

« M. Dickner nous partagera son expertise et participera activement à la mission de l’APRM de protéger et de préserver la beauté de la rivière Moisie et ses tributaires », indique le conseil d’administration de l’organisme, dans un communiqué diffusé mercredi. 

Il s’agit d’un poste à temps partiel. Le nouveau directeur général souhaite notamment travailler en collaboration avec les minières pour assurer la protection de la rivière. 

« Il y a beaucoup de transport le long de la rivière Moisie, de la marchandise, c’est en augmentation. Il y a d’autres minières aussi qui veulent s’implanter. Donc plus il y a de transits, plus il y a de risques de pollution », fait-il valoir. 

Il espère augmenter la visibilité de l’organisme et créer des ponts solides entre les différents intervenants du milieu. 

« On veut s’assurer que s’il arrive quelque chose, des mesures seront mises en place rapidement pour éviter le plus possible les dommages à la rivière, à l’environnement et au saumon », dit-il. 

L’Association de protection de la rivière Moisie a pour mission la protection de la faune et de la flore de la rivière Moisie et de ses tributaires. Depuis 40 ans, elle travaille à mettre en valeur la rivière, en collaboration avec les Innus takuaikan uashat mak mani-utenam, les intervenants du milieu de la pêche sportive au saumon du Québec et des intervenants socio-économiques de la région de Sept-Îles.

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