Fouiller dans les archives peut parfois apporter son lot d’émotions, c’est ce qui est arrivé à Nicole Vigneault, présidente du CA de la Société de généalogie de la Côte-Nord, alors qu’un jour elle fit la découverte d’une tante dont elle ignorait l’existence.
Plusieurs personnes rêvent de découvrir qui sont leurs ancêtres et même de retrouver qui était le premier arrivant de leur lignée en Amérique du Nord, selon le personnel de la Bibliothèque des Archives nationales à Sept-Îles, qui tiendra une journée portes ouvertes, le 28 novembre.
Selon les documents trouvés par Nicole Vigneault, sa tante avait bel et bien existé, même si son père et ses autres tantes n’en avaient pas de souvenir. À force de creuser l’histoire, elle réussit à recoller les morceaux du casse-tête. Elle avait la date de naissance et de décès dans un registre. Sa tante est décédée alors qu’elle était un bébé. « Grâce à cette trouvaille, je l’ai renouvelé dans leurs mémoires », raconte Mme Vigneault.
Il est possible de réaliser ses propres recherches directement au bureau de BAnQ à Sept-Îles. La Société de généalogie de la Côte-Nord (SHCN) peut accompagner les chercheurs en herbe dans leurs quêtes. Leurs services sont ouverts au grand public.
Durant l’événement de vendredi, entre 13 h 30 à 15 h, les participants pourront découvrir les outils de recherche, les plateformes de partage d’informations généalogiques en ligne, les espaces publics du bureau de BAnQ à Sept-Îles et les coulisses du centre d’archives.

« Les gens qui viennent ici sont vraiment intéressés à retrouver leurs ancêtres et à mettre de l’histoire autour de leur famille. On met à la disposition du public des ressources pour qu’ils puissent faire leurs recherches », explique Danielle Saucier, archiviste et coordonnatrice chez BAnQ.
Retrouver ses origines
Mme Saucier se souvient d’une personne qui a fréquenté le centre d’archives pendant plus d’un an, recherchant des réponses concernant ses origines, afin de se réapproprier son identité autochtone.
Finalement la personne est revenue les voir et oui, ça avait fonctionné.
« C’est une boucle qui se boucle, puis c’est aussi qu’on sent qu’on sert à quelque chose. C’est rare qu’on ait des suites des recherches des gens. Quand les gens viennent régulièrement, on finit aussi par s’attacher à eux et à leur histoire.»
En plus de la journée porte ouverte du vendredi 28 novembre, une conférence sur la recherche dans les notaires en ligne sera présentée le mardi 25 novembre, 19 h, dans les bureaux de BAnQ à Sept-Îles.
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