Une murale pour souligner les 45 ans de la Maison des jeunes de Port-Cartier
La murale réalisée par l’artiste peintre Yann Lemieux à la Maison des jeunes de Port-Cartier. Photo courtoisie
L’équipe de la Maison des jeunes de Port-Cartier souligne ses 45 ans par une œuvre murale qui perdurera.
C’est l’artiste peintre Yann Lemieux, rencontrée par l’animatrice et éducatrice communautaire, Arianne Deroy, qui est derrière la création qui occupera le deuxième étage et la cage d’escalier de la Maison des jeunes de Port-Cartier. Elle est intitulée « Raconte-moi ton histoire ».
« Ce n’est pas juste pour une soirée ou pour quelques semaines, c’est une murale, donc ça va être là pour les cinq, six, dix prochaines années », mentionne la présidente du conseil d’administration de la Maison, Geneviève Gagnon.
La murale représente ce que les jeunes ont voulu donner comme inspiration à l’artiste. La nature est l’essence de l’œuvre, avec les couleurs terre, du feuillage, des motoneiges et des motocross, ce qui entoure Port-Cartier.
Les jeunes qui fréquentent ce lieu ont également contribué au projet. Le visage de trois d’entre eux se trouve transposé sur la murale. Ils y ont même écrit des mots, des phrases, « pour qu’ils puissent participer physiquement dans le processus », de dire Mme Gagnon, mais aussi pour mettre leur touche directement sur l’œuvre.
Un lieu représentatif
La Maison des jeunes, qui a 45 ans, c’est un lieu pour et par les jeunes, âgés de 11 à 17 ans.
« Il y a vraiment une collaboration avec les jeunes qui viennent profiter de la maison. À partir de là, c’est vraiment de créer un lieu où, oui, il y a de l’animation, mais il y a aussi des discussions. Il y a de la prévention sur les problématiques vécues par nos jeunes, les rendre d’une certaine façon autonomes, les rendre actifs aussi, participatifs de leur Maison des jeunes », explique Geneviève Gagnon.
Elle parle entre autres de l’aspect du nettoyage, de leur implication dans les activités.
En octobre, ils ont eu la rencontre de deux organismes communautaires pour des présentations sur le consentement, sur une sexualité saine, sur l’acceptation du corps.
« Ils deviennent aussi, d’une certaine façon, responsables, puisque ça reste leur maison, donc il faut qu’ils en prennent soin. Il faut qu’elle soit accueillante pour qu’ils décident de revenir, mais, en même temps, il faut que ça les représente pour qu’il y ait un sentiment d’attachement, un engagement, un intérêt. C’est ce mélange-là qu’on tente, depuis les 45 dernières années, de continuer », indique la présidente.
Selon les statistiques du mois de septembre, la Maison des jeunes de Port-Cartier était fréquentée en moyenne par une quinzaine de personnes à son ouverture, en soirée.
La Maison des jeunes de Port-Cartier est aussi confrontée au défi de la main-d’œuvre. Elle compte actuellement sur quatre éducateurs/éducatrices communautaires, mais le CA cherche à trouver une personne pour la coordination et une autre pour le volet administratif. La situation est tout de même plus rose que l’an dernier, alors qu’il y avait une ressource et demie.
« On va mieux, mais heureusement que nous, membres du CA, on s’implique et on a à cœur la mission et la pérennité de la Maison des jeunes. Ça nous fait bénévoler beaucoup, mais on voit le résultat quand on a des taux de fréquentation de 15 jeunes par ouverture », conclut Geneviève Gagnon.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.