Dossier

Une pluie de coquerelles dans un logement de Sept-Îles

Par Emy-Jane Déry 5:00 AM - 11 novembre 2025
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Karl Lagacé, Extermination KJ Photo courtoisie

« Ça sortait de partout, il y en avait tellement qu’elles sont montées au plafond et quand elles ont commencé à mourir, on les entendait tomber comme s’il mouillait », a relaté l’exterminateur Karl Lagacé, à propos d’un logement de Sept-Îles qui a dû être refait au complet, tellement l’infestation était majeure. 

Les coquerelles aiment la chaleur, l’humidité et les miettes de nourriture. Elles fréquentent les derrières de cuisinières, les hottes de poêle, les craques de moulures… elles se faufilent partout.

« Si tu es capable de glisser, disons, l’épaisseur d’une carte d’affaires dans une fissure, elles sont capables de se cacher là », affirme l’exterminateur, Karl Lagacé, d’où leur capacité à se propager facilement d’un appartement à un autre. 

Elles sortent à la recherche de nourriture dans la tranquillité de la nuit, ou au petit matin.  

Lorsqu’elles commencent à se faire voir, généralement, c’est qu’il y en a déjà beaucoup dans l’environnement. Il est important d’agir rapidement, car une petite infestation peut vite devenir hors contrôle, étant donné leur facilité à se multiplier.

Petites bines

Les blattes pondent des poches d’œufs qui ont environ la taille d’une bine. Chacune de ces poches peut contenir jusqu’à une cinquantaine de bébés. Chaque blatte peut avoir jusqu’à trois poches en même temps. 

« C’est collant un petit peu », décrit Karl Lagacé. « Fait que, tu pourrais aller quelque part et avoir une petite bine pleine d’œufs qui colle sur toi. Puis, tu arrives quelque part d’autre, elle tombe, elle va finir par éclore et tu en as 50 en partant. »

Cycle de développement d’une blatte germanique. Photo Rentokil

À travers le froid, les blattes peuvent même tomber en dormance et recommencer à vivre, lorsque la température redevient plus chaude. 

« C’est déjà arrivé, dans des cas extrêmes, qu’on en trouve dans le congélateur, durant l’inspection. Elles avaient réussi à y entrer et elles avaient gelé là. Elles étaient tombées en dormance, mais elles n’étaient pas mortes », explique l’exterminateur. 

Pour traiter un endroit, il faut pulvériser un produit qui s’attaque au système neurologique de l’insecte. 

« Elles se mettent à capoter, à shaker, à faire tous les temps… et là, ça sort », rapporte M. Lagacé, qui a été particulièrement marqué par une importante infestation dans un logement de Sept-Îles.

Une heure après avoir pulvérisé l’endroit dans lequel il a entendu « la pluie » de coquerelle tomber du plafond, il était impossible d’y entrer sans mettre le pied sur un spécimen, a-t-il relaté, pour faire valoir l’ampleur de l’infestation. 

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