Le PDG Jean-François Miron s’est dit ouvert à une entente exceptionnelle pour le cas de William Losier Labrie, s’il satisfait les critères d’admissibilité, lors du premier conseil d’administration de l’établissement (CAÉ) du CISSS de la Côte-Nord.
Près d’une vingtaine de personnes étaient présentes pour soutenir William Losier Labrie, dans son allocution pour demander au nouveau conseil d’administration de l’établissement de lui octroyer une entente exceptionnelle. Celle-ci lui permettrait de rester à la maison avec sa famille, plutôt que d’aller vivre dans un CHSLD à plus de 200 km de chez lui, et ce, à l’âge de 22 ans. L’entente lui donnerait droit à suffisamment d’heures de soutien à domicile, afin de permettre à sa mère de continuer d’en prendre soin, tout en conservant son emploi.
« Tout ce qui est soin à domicile, c’est notre priorité », a affirmé le PDG, Jean-François Miron.
Jonathan Marchand est un militant atteint de la même maladie que William Losier Labrie. Il s’est battu lui-même pendant près d’une décennie pour quitter un CHSLD et retourner vivre en appartement.
Il a une entente exceptionnelle avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale et aide désormais d’autres personnes qui se trouvent dans la même situation que lui. Il a pris la parole, par vidéoconférence, pour demander au CAÉ d’expliquer la raison du refus du CISSS de la Côte-Nord d’accorder une entente exceptionnelle pour le cas de William Losier Labrie.
« Avec les outils d’évaluation, ce n’est pas possible d’arriver à 24 h sur 24 h, donc, il faut bonifier l’évaluation avec d’autres méthodes et il faut l’encadrer avec une entente exceptionnelle. C’est la solution qui a été proposée, mais qui a été refusé par vos gestionnaires ultérieurement », a-t-il dit.
Le PDG du CISSS de la Côte-Nord avait communiqué avec les institutions qui ont présentement des ententes exceptionnelles et il a affirmé prendre la situation au sérieux.
« On n’exclut pas l’entente exceptionnelle, ça fait toujours partie des scénarios possibles. Ce qu’on dit, c’est que les besoins actuels ne correspondent pas aux critères et ce qu’on a observé chez les six autres personnes qui ont ces ententes ailleurs » a soutenu M. Miron.
Une nouvelle évaluation aura lieu sous peu, à la demande de M. Losier.
Peu de services pour des besoins particuliers
Lors de cette même période de questions, une autre problématique a été apportée au CISSS de la Côte-Nord. Geneviève Martin est mère de trois enfants avec des diagnostics du spectre de l’autisme. Elle a parlé de ce qu’elle voit ici, dans son quotidien à Sept-Îles. Elle a relaté son histoire et les problématiques rencontrées en ayant trois enfants avec des besoins spéciaux.

Le manque de services dans la région la fait réfléchir à un déménagement vers un grand centre, a-t-elle confié. Elle doit aller à Québec plusieurs fois par année pour que ses enfants puissent recevoir des soins aussi banals qu’un plombage chez le dentiste, ou pour traiter une fracture vu la condition de ses enfants. Elle a également besoin de services de soins à domiciles. La maison de la petite famille doit aussi être adaptée. Elle s’est dite en attente d’une poussette adaptée depuis six mois. Face aux délais, elle a été obligée d’aller chercher un fauteuil roulant spécialisé à Québec, afin de pouvoir continuer à se déplacer.
« Présentement, le message qui est lancé aux familles est que nos enfants ne valent pas la peine de faire d’efforts », s’est-elle indignée.
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