Le Syndicat des Infirmières et Infirmiers du Nord-Est Québécois (SIISNEQ) et le Syndicat des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métiers de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord sont tous deux bien au fait des difficultés vécues par leurs membres au CHSLD des Bergeronnes.
Le Syndicat des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métiers de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord assure avoir reçu des plaintes à propos de la situation au CHSLD des Bergeronnes.
Des démarches ont été entreprises dès le printemps dernier pour tenter d’améliorer le climat de travail. « Des rencontres ont eu lieu avec la direction SAPA et la gestionnaire. La direction SAPA a rencontré nos membres individuellement pour comprendre ce qu’il se passe et que chacun soit libre de s’exprimer », affirme le comité exécutif.
Après cette vague de mesures, la situation semblait être sous contrôle jusqu’à ce que de nouvelles plaintes soient formulées à la mi-septembre.
« Il y a vraiment quelque chose qui cloche au niveau organisationnel, alors on a posé des questions à la direction et au service de santé et sécurité », fait savoir le syndicat, qui n’avait toujours pas levé de grief au moment d’écrire ces lignes. Ce dernier assure soutenir ses membres jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.
Baisse de ratio
Quant au Syndicat des Infirmières et Infirmiers du Nord-Est Québécois (SIISNEQ), il confirme avoir été informé de la baisse de ratio par l’employeur au début de l’été.
« Normalement, c’est rare que ce soit l’employeur qui nous appelle pour ce type de dossier. Habituellement, ce sont nos membres. Mais cette fois-ci, c’est par la direction que nous avons appris que des préposés avaient été retirés », explique la présidente Karine Moreau.
Selon elle, la diminution du nombre de préposés, estimée de huit à cinq, a des répercussions directes sur les membres qu’elle représente. « Quand il manque des préposés, ce sont les infirmières et les infirmières auxiliaires qui doivent pallier en effectuant des tâches qui ne relèvent pas de leur rôle. Ça contribue à créer un climat de travail difficile. »
Le syndicat affirme avoir rencontré la direction au retour des vacances estivales pour demander de maintenir les ratios, jusqu’à ce que le département retrouve une certaine stabilité. « Enlever trois postes d’un coup, c’est énorme. Ça ne favorise pas un bon climat de travail, surtout avec d’autres enjeux liés à la gestion qui nous ont été rapportés », ajoute Mme Moreau.
Concernant les soins aux résidents, le syndicat confirme que le retour à un seul bain par semaine représente une perte de service. « Certains aînés sont peut-être à l’aise avec un bain par semaine, mais il y a aussi des résidents plus jeunes, en situation de handicap, qui réclament davantage d’hygiène. Pour eux, cette coupure est significative. »
Pour l’instant, aucune vague de démissions n’a été rapportée parmi les membres représentés par le syndicat, mais la pression demeure forte. L’organisation dit accompagner ses membres et n’écarte pas la possibilité de déposer un grief, si la situation ne s’améliore pas.
« Nous avons demandé à l’employeur de vérifier les faits soulevés. Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, on va aller plus loin », précise la présidente, questionnée par le Journal.
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