Denis Miousse hué par les amateurs de tennis de Sept-Îles
La dirigeante du Club de tennis de Sept-Îles, Eve Goulet, est venue faire un plaidoyer dans le contexte de la destruction des terrains de tennis, lors de la séance publique du conseil municipal de Sept-Îles le 29 septembre 2025. Photo Emy-Jane Déry
La salle du conseil était bondée d’amateurs de tennis en colère, lundi soir, tandis que la construction d’un nouvel hôtel de ville à Sept-Îles doit entraîner la démolition de surfaces de jeux.
Le maire a été pris à partie et fusillé à plus d’une reprise, lors de la période de questions du public, qui aura durée plus de deux heures.
Le dossier du nouvel hôtel de ville et la non-reconstruction des terrains de tennis du Centre socio-récréatif, après la réalisation du nouvel édifice municipal, ont été au cœur des interventions de plusieurs citoyens.
Certains élus et la directrice générale de la Ville ont d’ailleurs déploré le manque de respect de certaines interventions.
Le maire a copieusement été hué, lorsqu’il a dit « on n’a plus le temps » et que le dossier des terrains de tennis relèverait du prochain conseil.
Des citoyens ont soulevé qu’ils se retrouvaient devant le fait accompli, en ce qui concerne les décisions prises dans ce dossier, et qu’ils auraient voulu être entendus et consultés pour l’évaluation des besoins.
Des conseillers ont même fait savoir qu’ils n’étaient pas d’accord initialement avec l’emplacement retenu, mais qu’ils s’étaient ralliés au conseil.
Au terme de nombreux échanges, d’acclamations, de huées, la mobilisation citoyenne aura poussé les élus municipaux à s’accorder un pas de recul face à l’emplacement du futur hôtel de ville de Sept-Îles.
« Il faut prendre le temps de digérer ce que la population vient de nous dire », a dit la conseillère Guylaine Lejeune.
« Il faut préserver nos acquis », un message soulevé par la présidente de Tennis junior Sept-Îles, Eve Goulet, et repris par d’autres citoyens qui ont pris la parole lors de la période de questions.
Si les activités de l’organisme doivent se retrouver au parc Bruno-Pauletto (derrière l’école Manikoutai), qu’adviendra-t-il des cours en cas de pluie, alors que dans le contexte actuel, l’aréna sert de solution de rechange, a-t-elle questionné ?
« Nos coachs de 14-15 ans vont transporter l’équipement en vélo ? », a-t-elle lancé.
Au final d’une séance qui aura duré plus de trois heures, la conseillère Guylaine Lejeune, appuyée de Charlotte Audet, aura proposé que les élus s’accordent jusqu’à jeudi pour analyser les impacts financiers et autres de construire l’hôtel de ville sur un autre site.
Une autre séance du conseil est à l’horaire le 2 octobre, dès 19 h, pour l’approbation du règlement d’emprunt pour le nouvel hôtel de ville.
« Ce soir, je pense qu’on peut dire qu’un premier petit pas dans la bonne direction a été fait. Le but, c’était de venir ici et de faire entendre au conseil municipal que l’emplacement ne fonctionne pas, qu’il faut préserver nos acquis », a fait savoir, au Journal, Eve Goulet, en conclusion de séance.
« À force d’avoir les citoyens qui embarquent en arrière de nous, qui nous appuient, finalement, le conseil s’est ravisé en disant : OK, je pense qu’on a besoin d’écouter les gens », a-t-elle renchéri.
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