Régime forestier : une « petite victoire » pour les Premières Nations, dit Pessamit
Jérôme Bacon St-Onge, vice-chef du Conseil des Innus de Pessamit. Photo archives
L’abandon du projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier est accueilli comme une « petite bataille gagnée collectivement » par les Premières Nations, affirme le vice-chef du Conseil des Innus de Pessamit, Jérôme Bacon St-Onge.
Selon lui, ce retrait ne marque toutefois pas la fin du dossier. « Évidemment, il faut tenir compte du fait qu’on a aussi demandé une co-écriture du projet de loi, qu’on puisse participer et soumettre nos enjeux et nos préoccupations au niveau territorial », a-t-il expliqué au journal Le Manic.
M. Bacon St-Onge insiste sur l’importance de demeurer vigilant dans les mois à venir, convaincu que la réforme reviendra tôt ou tard dans les cartons gouvernementaux.
« Ce n’est pas une guerre terminée en soi. Il va falloir rester sur nos gardes, parce que ça va sûrement nous revenir », a-t-il exprimé.
Une demande de co-construction
Pour Pessamit, comme pour d’autres communautés autochtones, l’enjeu dépasse le retrait immédiat du PL97.
Les représentants innus réclament que toute future mouture d’un projet de loi forestier soit élaborée en collaboration avec les Premières Nations.
« Ce qu’on souhaite le plus, c’est de co-écrire, de participer, et que le gouvernement intègre nos connaissances ancestrales. Même le projet de loi doit tenir compte de nos droits ancestraux », a rappelé le vice-chef.
Aux yeux de M. Bacon St-Onge, la modernisation du régime forestier demeure incontournable, mais elle doit s’appuyer sur une véritable co-construction afin de garantir un aménagement durable des forêts, respectueux des territoires et des droits autochtones.
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