Abandon du projet de loi 97 : le statu quo n’est pas une option pour les syndicats
Les emplois de l’industrie forestière sont menacés par les tarifs douaniers américains sur le bois d’œuvre, insistent les syndicats qui réclament une aide d’urgence. Courtoisie, archives.
Le premier ministre François Legault a confirmé devant les maires de la Fédération des municipalités du Québec qu’il sabordait le projet de loi 97 visant à réformer le régime forestier actuel. Les réactions n’ont pas tardé à fuser, notamment en provenance des syndicats représentant les travailleurs du secteur.
Cette réforme n’était pas la bonne, mais il faudra une réforme, insistent les syndicats qui représentent les travailleurs et travailleuses de la forêt. D’emblée, ils saluent la décision du gouvernement québécois d’abandonner le présent projet de loi pour retourner à la planche à dessin.
Toutefois, une intervention d’urgence est requise pour soutenir les emplois du secteur, mis à mal par les tarifs douaniers américains sur le bois d’œuvre qui ont bondi de 14,4 % à 35,2 % cet été. D’autres tarifs pourraient d’ailleurs s’ajouter.
« Cette réforme était mal ficelée et néfaste. On sera au rendez-vous pour travailler sur un meilleur projet. Mais on n’a pas le luxe d’attendre, ça prend une aide d’urgence rapide pour maintenir les emplois, garder les travailleurs, et s’assurer qu’on aura la capacité de relancer l’industrie », indiquent les porte-parole des syndicats de travailleurs de la foresterie du Québec, Daniel Cloutier d’Unifor, Nicolas Lapierre du Syndicat des Métallos, Kevin Gagnon de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et Luc Vachon de la CSD.
Ils pressent Québec d’intervenir en collaboration avec Ottawa afin d’« offrir un soutien financier aux travailleurs qui font face à des mises à pied et déployer les mesures de diversification qui permettront d’accroître la résilience de l’industrie. »
« Nous sommes convaincus que l’avenir de la forêt passe par une solide stratégie industrielle où on maximise les retombées de la ressource et on assure la pérennité des emplois. Mais encore faut-il qu’il reste des travailleurs dans le secteur pour que celui-ci ait un avenir », concluent-ils.
Réforme du régime forestier: coupe à blanc dans le projet de loi 97
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