Prison de Sept-Îles | La direction déploie les efforts pour combler le manque d’effectifs
La direction de la Prison de Sept-Îles et le ministère de la Sécurité publique déploient des efforts pour combler le manque d’agents correctionnels. Photo Sylvain Turcotte
La directrice générale du Réseau correctionnel de l’Est du Québec, Isabelle Mailloux, ne s’en cache pas. Il y a un manque d’effectifs dans les centres de détention, particulièrement à la Prison de Sept-Îles.
« L’établissement de détention de Sept-Îles est aux prises avec un manque de personnel important depuis quelques années, problématique de recrutement de personnel qu’on vit dans le milieu professionnel en région éloignée », mentionne Mme Mailloux. Une situation qui se vit à la grandeur du Québec.
Pour l’ensemble de la province, c’est près de 250 postes vacants d’agents de services correctionnels et pour l’établissement de Sept-Îles, environ 25.
« Pour répondre à cette difficulté et réussir à pourvoir à l’ensemble de nos obligations et à maintenir un peu les conditions de travail acceptables pour nos agents, on fonctionne essentiellement avec des prêts de service d’agents qui proviennent d’autres établissements de la province pour du court, moyen et long terme ici pour pallier à nos postes vacants », indique la directrice.
Le ministère de la Sécurité publique déploie également des efforts de recrutement pour embaucher, via son centre de formation à Laval, qui accueille 60 aspirants par cohorte, mais aussi notamment par différentes activités de promotion dans les établissements d’enseignement et dans les foires d’emploi.
« Tous les efforts sont déployés. Il y en aura d’ailleurs au cours des prochaines semaines sur la Côte-Nord pour tenter de recruter davantage de personnel », indique Isabelle Mailloux.
Pour la Prison de Sept-Îles, elle précise qu’en raison du manque de ressources, l’établissement ne fonctionne pas à pleine capacité en ce moment. Au lieu de 70 personnes incarcérées, elles sont entre 30 et 35.
« En fermant deux secteurs, ça demande moins de personnel, donc ça permet de couvrir nos besoins. »
Mme Mailloux ne fait pas abstraction des personnes en arrêts de travail, en congés de maladie, en épuisement.
« Avec les secteurs fermés, on arrive quand même à maintenir un taux de recours supplémentaire obligatoire qui est relativement bas. Malgré la situation, compte tenu des actions, des fermetures de secteurs et des prêts de services, on n’a pas à avoir recours très fréquemment au temps supplémentaire obligatoire », assure-t-elle.
La directrice générale du Réseau correctionnel de l’Est du Québec est consciente des difficultés et des enjeux différents pour l’attraction en région et qu’elle a avec son organisation le souci constant des établissements en région. L’objectif est de trouver des moyens de rehausser l’embauche personnelle et de pouvoir à nos postes vacants.
Les actions posées, entre autres la fermeture de secteur, permettent de diminuer le recours au temps supplémentaire obligatoire ou volontaire. « On va continuer nos efforts dans ce sens pour trouver les solutions adaptées pour la prison de Sept-Îles. »
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