Traverse Rimouski-Forestville : l’armateur démontre son sérieux, dit Micheline Anctil
Une affiche sur les bureaux de la traverse indique le retour du service en 2026. Photo Annie Levasseur
En faisant l’acquisition des équipements sur les quais Forestville et Rimouski, Louis-Olivier Carré, armateur du futur traversier qui reliera les deux rives, pose un geste qui démontre que son engagement dans la reprise du service est sérieux et ferme.
C’est ce qu’a affirmé la mairesse de Forestville, Micheline Anctil, aussi présidente de la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, lors de la séance municipale du 9 septembre.
« Malgré le fait que M. Carré demande au gouvernement du Québec un soutien financier, il n’attend pas. Il met déjà en place des choses qui devront se faire », a-t-elle souligné pour appuyer son propos.
Selon cette dernière, le promoteur travaille déjà à déterminer les aménagements qui seront à réaliser sur les deux infrastructures portuaires. Notons que le quai de Forestville appartient à la Ville, ce qui facilite les choses, tandis que celui de Rimouski est géré par la Société portuaire du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie.
« C’est une des étapes qui est importante. Il y en a encore plusieurs, mais déjà on avance », a témoigné Micheline Anctil qui se réjouit de ce nouveau pas qui a été franchi.
Rénovations
Des rencontres seront organisées afin de préciser les rénovations qui seront à effectuer sur les deux quais, mais certaines ont déjà été ciblées.
« Minimalement, l’élargissement de la rampe de sortie des véhicules, tout dépendant du traversier. On a déjà un projet de traversier où il pourrait y avoir des véhicules lourds. Donc la rampe telle qu’on la connaît du catamaran, c’est certain qu’elle n’est pas suffisamment large et suffisamment solide, on le sait au départ », a dévoilé la mairesse.
La sortie des véhicules ainsi que la file d’attente pour entrer sur le traversier seront aussi au cœur de la réfection. « La capacité du nouveau bateau est supérieure au catamaran, donc il faudra tout mettre ça place », a estimé Mme Anctil ajoutant qu’il est évident que des travaux devront être entrepris d’un côté comme de l’autre.
Maintenant, la Corporation de liaison maritime, en collaboration avec l’armateur, travaille à choisir le traversier qui sera retenu. « À partir de là, on pourra identifier plus précisément nos travaux à faire », a soutenu la présidente de l’organisme créé en 2024.
« Ce sera à nous, si nécessaire, de demander un financement spécifique pour la réfection de nos infrastructures. C’est l’accommodement. C’est ce que la Ville doit faire pour accueillir ce service-là », a-t-elle ajouté.

Un appui incontestable
Plus tôt cette année, la Ville de Forestville avait demandé l’appui des élus et des citoyens de la Côte-Nord et du Bas-St-Laurent pour démontrer que le projet n’est pas jugé essentiel seulement par les villes hôtes du service de traverse.
« L’appui est unanime. On a reçu les résolutions des conseils de la Côte-Nord, de chacune des MRC », s’est réjouie Micheline Anctil qui assure que dans ce dossier, l’étape de prouver le besoin est bel et bien dépassée.
« C’est très clair que la population le souhaite, le demande et l’attend, que ce soit dans notre région, la région du Bas-St-Laurent ou les régions limitrophes aussi qui sont concernées. Dans la conjoncture actuelle des diverses traverses, je pense que s’il y avait une reprise des activités, ça viendrait bien soutenir le besoin de traverse vers la rive sud », a-t-elle soulevé.
Financement
Comme dans bien des projets, le nerf de la guerre demeure le financement. Cette étape doit reposer sur la Corporation de liaison maritime puisque Québec refuse de subventionner des entreprises privées.
La demande d’aide financière chemine, selon Mme Anctil, qui certifie recevoir l’appui des députés Yves Montigny et Maïté Blanchette Vézina. « Ils sont avec nous pour regarder quels sont les voies possibles, les options, les programmes. Quelles sont les règles et les normes ? On est au rendez-vous. »
Le promoteur Louis-Olivier Carré a installé une affiche indiquant « En route vers 2026 » sur le bâtiment d’accueil de Rimouski cette semaine, lui qui espère remettre en service la traverse pour le mois de mai. Un panneau identique sera installé sur la bâtisse située à Forestville aussitôt qu’elle sera livrée.
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