Le taux d’infraction sexuelle déclarée sur la Côte-Nord représente plus du double que celui de l’ensemble du Québec, ce qui laisse dire à 13 organismes de la région qui s’unissent pour réaliser une mobilisation face à la violence conjugale et la violence sexuelle qu’il y a urgence d’agir.
Le colloque « Ensemble, éliminons la violence sexuelle et conjugale » se tient à Sept-Îles les 9, 10 et 11 septembre, au Centre des congrès. Plusieurs experts, professionnelles et survivantes, vont prendre le micro pour discuter des défis actuels et des solutions possibles, afin de comprendre et éradiquer ces formes de violence dont les femmes sont encore victimes.
« Ce n’est pas qu’en créant un front uni que nous pourrons réellement changer les choses. Ce colloque n’est pas un simple évènement. C’est un engagement. C’est un appel à l’action », déclare Hélène Millier, coordonnatrice de la Maison des femmes de Baie-Comeau.
Il y a une urgence d’agir sur la Côte-Nord et les statistiques sont éloquentes, plaide le regroupement.
« Le taux d’infraction sexuelle déclarée en 2022 était de 310,6 pour 100 000 personnes, alors que pour l’ensemble du Québec, c’était de 139,2 personnes sur 100 000. Nous sommes la région avec le taux le plus élevé », souligne Patricia Lizotte, spécialiste en activités cliniques volet violence conjugale et violence sexuelle à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation, performance et éthique.
Le colloque propose un contenu élaboré pour les intervenants auprès des victimes d’actes de violence conjugale ou sexuelle, qui sera animé par Catherine Ethier, chroniqueuse, autrice et animatrice au verbe festif. Simon Lapierre, professeur titulaire à l’École de service social à l’Université d’Ottawa, présentera ses recherches en lien avec le contrôle coercitif et Karine Baril, professeur du Département de psychoéducation et de psychologie de l’Université du Québec, parlera des victimes collatérales.
Karine Baril insiste sur le fait que les violences sexuelles « ça fait des ravages, pas juste sur une victime, mais bien sur une famille, sur les proches et parfois même sur une communauté ».

Un regroupement de procureurs de la région, la Sûreté du Québec et des intervenants aborderont le fonctionnement et l’utilisation des bracelets électroniques. Il y aura également un témoignage de deux femmes autochtones ainsi qu’un souper spectacle mettant en lumière Le Projet Stérone.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.