Quelques mesures qui seraient adoptées dans le nouveau plan de gestion à l’orignal ont fuité, notamment lors des consultations avec les organisations concernées, et certaines suscitent des inquiétudes chez les chasseurs.
Selon Erick Bouchard, président de la Côte-Nord à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, instaurer le tirage au sort partout dans la province n’est pas souhaité.
Cette mesure mettrait fin à l’alternance entre les années restrictives (droit seulement aux mâles) et les années permissives (droit aux mâles, veaux et femelles) dans la zone 18 qui comprend la Haute-Côte-Nord et la Manicouagan. Dans la zone 19, à partir de Port-Cartier, il ne serait plus possible de chasser les trois types d’orignaux tous les ans.
Les chasseurs devraient être parmi les chanceux tirés au sort pour avoir le droit aux mâles, femelles et veaux, et ce, peu importe la zone dans laquelle ils exercent leur sport.
« Ça fait des mécontents. Les gens de la Minganie, ils n’ont pas beaucoup de chemins d’accès au territoire. Ils doivent se déplacer en hydravion. La tâche, c’est moins facile pour eux », témoigne M. Bouchard en précisant que les coûts sont élevés pour n’avoir droit qu’aux mâles s’ils ne sont pas pigés.
Ce dernier ajoute également que le tirage au sort n’est pas voulu par les autres chasseurs de la région qui sont habitués au système actuel. « La pression de chasse n’est pas ici », fait-il savoir.
Selon le président régional, l’orignal se porte bien sur le territoire nord-côtier. « Le cheptel est bon, il est équilibré, le ratio mâle-femelle est correct. Le ministère veut appliquer ça pour toutes les régions complètes du Québec. C’est pour ça qu’on est en désaccord », dit celui qui croit que l’alternance entre les années restrictives et permissives est suffisante pour contrôler le cheptel de la Côte-Nord.
Un autre élément qui pourrait faire partie du nouveau plan de gestion de l’orignal concerne les dates de chasse. « Avant, c’était le deuxième samedi du mois de septembre, maintenant, ça commencerait tout le temps le 13 septembre, peu importe le jour de la semaine. Ça n’a pas de bon sens », commente Erick Bouchard.
La ministère de la Faune a consulté les organisations concernées par le plan de gestion de l’orignal, mais le président nord-côtier de la FédéCP n’a pas senti une écoute attentive. « Le ministère nous consulte, mais il tient son bout », affirme-t-il en mentionnant que c’est aussi le cas dans le dossier de la modernisation du régime forestier (projet de loi 97).
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