Incendie de Nettoyeur Sept-Îles | L’objectif est de rebâtir
Une image forte, de Yany Bélanger, propriétaire de Nettoyeur Sept-Îles, chaviré par l’incendie qui a ravagé son commerce. Il rebâtira. Photo courtoisie
Soixante-deux ans d’histoire se sont envolés en fumée le 25 août avec l’incendie de Nettoyeur Sept-Îles. Les propriétaires et la direction de ce commerce symbolique (datant de 1963) n’ont qu’une chose en tête, rebâtir.
La poussière retombe tranquillement depuis l’incendie qui a ravagé le bâtiment dans la soirée du 25 août. Il était 20 h 34 quand la Sécurité incendie de Sept-Îles a reçu l’appel. Les flammes s’étaient déjà propagées au toit, avant l’arrivée des pompiers. Le bâtiment est une perte totale.
Les propriétaires de Nettoyeur Sept-Îles, Yany Bélanger et Marilyn Genna, et la direction du Groupe Belge se relèvent comme ils le peuvent de cet événement.
« Ça va. Hier, on était encore sous le choc », de dire Bechir Ben Aicha, directeur général du Groupe Belge, rencontré jeudi matin.
Le Nettoyeur Sept-Îles, c’est le premier projet de M. Ben Aicha avec Yany Bélanger. Bechir Ben Aicha est arrivé à Sept-Îles en 2021.
M. Bélanger et sa femme ont fait l’acquisition de ce commerce en novembre 2022.
Si c’était clair à cette époque que le groupe voulait garder ce service de nettoyage, ce l’est tout autant près de trois ans plus tard, malgré l’incendie du 25 août.
Rebâtir
« On ne baisse pas les bras. L’objectif, c’est de rebâtir. C’est une référence à Sept-Îles, c’est symbolique. On ne veut pas perdre de monde », assure M. Ben Aicha.
Même si le commerce a perdu des clients au fil des années, il en a gagné d’autres.
Le directeur général parle d’employés fiers de travailler pour Nettoyeur Sept-Îles. Les appels reçus au lendemain de l’incendie lui faisaient mal au cœur.
Les neuf employés du Nettoyeur Sept-Îles seront intégrés dans les autres commerces du groupe en attendant la suite.
À Sept-Îles, le Groupe Belge détient le Château Arnaud, l’Hôtel Mingan, Gino Pizzeria et une centaine d’appartements dans différents blocs.
Soirée émotive
Lors du feu du lundi 25 août, Bechir Ben Aicha est arrivé sur les lieux peu de temps après les pompiers et policiers.
« C’était très difficile de voir la bâtisse partir en fumée. Tout ce qu’on pouvait faire, c’était de surveiller. C’est très émotionnel ce qu’on a vécu. On était là jusqu’à cinq heures du matin », raconte Bechir Ben Aicha.
Non loin de lui sur les lieux, il y avait Yany Bélanger, assis au sol, accoté contre l’édifice de Sept-Îles Subaru. Une image forte de l’homme, partagée sur les réseaux sociaux.
M. Ben Aicha décrit l’homme d’affaires comme « un grand monsieur, calme et sage. Yany, il est fier d’être Septilien. Il est discret, mails il est loyal à Sept-Îles. Il est né ici », dit-il.
M. Bélanger a également perdu un immeuble à logements, il y a six ans, pratiquement à pareille date. Le 31 août 2019, l’immeuble à logement du 60, rue du Père-Divet était la proie des flammes.
M. Ben Aicha demeure attristé, empruntant couramment le boulevard dans ce secteur. « C’est le chemin pour aller chez moi », mentionne-t-il, alors que maintenant tout est à terre.

En attendant
Les propriétaires et la direction du Groupe Belge travaillent pour mettre en place des solutions à court, moyen et long terme.
Pour les clients qui ont perdu des biens (vêtements et autres) dans l’incendie, la direction aura un local temporaire prochainement pour les dossiers d’assurances.
« L’être humain, c’est notre priorité. On ne baisse pas les bras », réitère Bechir Ben Aicha, disant que, pour toujours, cette phrase est son hashtag.
Le Groupe Belge regarde pour continuer d’offrir le plus rapidement possible le service de nettoyage aux entreprises qui faisaient affaire avec Nettoyeur Sept-Îles, notamment IOC et Hydro-Québec.
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