Un ancien arbitre de la LNH parle de rétention à Sept-Îles
Marc Maisonneuve, directeur de l'arbitrage à Hockey Québec, et Justin St-Pierre, ancien arbitre de la LNH, étaient à Sept-Îles samedi pour donner une formation, mais aussi pour aborder l'aspect de la rétention. Photo Sylvain Turcotte
Ancien arbitre de la Ligue nationale de hockey, Justin St-Pierre, était de passage sur la Côte-Nord en fin de semaine. Au-delà de la formation offerte aux nouveaux et aux vétérans, c’était aussi de leur parler de rétention. Ils étaient une dizaine de jeunes à vouloir se lancer dans cette aventure qu’est l’arbitrage.
Quelle est la recette miracle pour la rétention des arbitres?
Je pense qu’on n’a pas de recette miracle. Comme on fait là, on essaie de créer des environnements pour en trouver. Ce n’est pas évident, mais ici, on a dix jeunes qui commencent. Ils jouent au hockey.
Les joueurs de hockey qui deviennent arbitres connaissent les règlements. Je pense que c’est un atout qu’on peut ajouter.
Qu’est-ce qui peut peut-être expliquer le désintéressement de ceux qui arbitrent? C’est le manque d’arbitre. Je pense que ceux qui arbitrent déjà, ils viennent tannés d’arbitrer. Ils font peut-être deux ou trois cents games par année.
Alors peut-être que le monde se désintéresse à cause de ça, mais aussi il y a les spectateurs, le langage des coachs, des joueurs, les parents.
Je pense que ce n’est pas facile. Un jeune arbitre qui commence, quand ça fait une couple d’années qu’il se fait chanter des bêtises, il arrête d’arbitrer. Mais on ne veut pas que ça arrive.
Quels sont les incitatifs pour encourager un jeune à arbitrer?
C’est la passion. Les joueurs de hockey qui veulent continuer au hockey, je pense que c’est une bonne deuxième porte de sortie pour continuer, à arbitrer.
Quand tu arbitres, quand tu joues au hockey, plus tu en manges, plus tu veux en faire.
Les qualités pour être arbitre, il faut que tu sois un bon patineur, il faut que tu connaisses les règlements. Et les positionnements, c’est assez important aussi. Si tu es bien positionné pour faire un call, c’est plus facile pour faire la job.
Quel message aurais-tu à lancer aux parents?
On le dit souvent au monde, puis je le dis encore, pas d’arbitre, pas de hockey.
Si tu n’as pas d’arbitre, ton jeune ne pourra pas jouer au hockey, alors il faut qu’ils comprennent ça.
Les joueurs en font des erreurs. Oui, on (les arbitres) fait des erreurs, on est des humains.
C’est juste une question d’un peu de respect à travers tout ça. Les parents, il faut qu’ils aient du respect. Les arbitres, il faut qu’ils aient du respect pour les joueurs. Il faut que les joueurs aient du respect pour les arbitres.
Comment comparais-tu l’époque quand tu as commencé à celle d’aujourd’hui?
Ce n’est pas drôle à dire, mais je pense qu’à mon époque, c’était un petit peu moins pire que c’est présentement. Parce que je pense que ce qu’on voit présentement, c’est que les parents voient leurs joueurs dans la Ligue nationale en partant.
Alors, je pense que les parents, ils devraient se regarder un peu dans le miroir également.
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