Le collectif Omnivart est en visite à Sept-Îles pour présenter sa deuxième édition de l’exposition Si aujourd’hui pour demain.
L’exposition Si aujourd’hui pour demain est une collection d’une vingtaine de photographies qui sont liées à leur propre histoire sonore. Chaque photographie de l’exposition se voit dotée d’un code QR à partir duquel on peut écouter l’œuvre sonore réalisée en lien avec la photographie. On y retrouve également un carnet de voyage qui donne des informations sur la ville, ainsi qu’un balado qui explique le processus de création.
« La photographie capte instantanément l’identité d’un lieu, de ses habitants, de ses paysages. Chaque photo prend vie grâce à un design sonore composé à partir des sons échantillonnés sur place, des témoignages et des ambiances sonores locales », indique le collectif Omnivart composé de Angèle Courville et Philippe-Emmanuel David.
L’histoire de cette exposition commence en 2020, pendant la pandémie.
« On entendait des sons qu’on entendait pas avant, des animaux dont on avait oublié la présence. On partait le soir écouter les sons qu’on avait oubliés, vu qu’on était en zone rouge, près de Montréal. On a développé un design sonore », explique Angèle Courville.

Comme il était difficile de faire une exposition uniquement de son, le duo a eu l’idée de les regrouper avec des images en commençant sur les réseaux sociaux et en présentiel par la suite. Actuellement, l’exposition se retrouve au Musée de la civilisation jusqu’au 9 septembre et elle fait simultanément le tour du Québec.
On y expose une vingtaine de villes de la province, où le duo a séjourné dans sa phase exploratrice. Chaque ville a sa photographie sonore crée exclusivement avec les sons de l’endroit et des témoignages des gens de la place. La thématique de la photo sonore de Sept-Îles était l’émerveillement.
« S’émerveiller de choses grandioses, mais aussi, de choses simples de la vie. Voici ce qu’on a essayé de transmettre dans cette photographie. L’année dernière, on est allé au parc des Écureuils pour créer une ambiance sonore sur la thématique. On a fait une prise de son dans l’eau et on pensait entendre le chant d’animaux marins, mais on a plutôt eu des bruits de moteurs qui se retrouvent dans l’œuvre », souligne M. David. « Le but de cette exposition est de susciter des réflexions sur l’avenir et d’encourager l’initiative d’actions pour un futur. Il faut commencer à brasser des idées. »
Il est possible de visiter l’exposition jusqu’au 1er octobre, à la salle L’Aquilon de la bibliothèque Louis-Ange-Santerre.
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