Le Festival du Fjord aurait bien pu ne pas avoir lieu cette année pour sa troisième édition, et l’organisation a pu compter sur des partenaires au rendez-vous pour pallier le manque de subventions gouvernementales.
« C’était très rough comparé aux autres années au niveau financier, et on a dû se dépêtrer avec nos partenaires financiers à la dernière minute », raconte Billy Hovington, fondateur du Festival du Fjord.
Ce dernier raconte qu’au mois de juin l’équipe était « sur le bord de tout annuler », et que quelques rencontres avec la Municipalité de Sacré-Cœur et les entreprises du coin ont sauvé in extremis l’édition de cette année.
La principale subvention du ministère du Tourisme que le Festival du Fjord avait obtenu l’an dernier n’a pas été reconduite, et les autres subventions disponibles exigeaient des catégories musicales bien précises.
« Pour obtenir certaines subventions, il fallait se caser dans un domaine musical bien précis. Par contre, on veut rester avec notre identité qu’on a établi et toucher à tout le plus possible en jonglant avec tous les styles », tranche Billy Hovington.
Le Journal a voulu savoir si l’événement pourra se passer des subventions majeures pour les prochaines éditions, et le fondateur affirme que rien n’est coulé dans le béton.
« La situation nous a fait prendre conscience qu’on est aussi fragile que les autres festivals dont certains ont annulé leur édition cette année. Si nos partenaires disent non et ne désirent pas être dans le coup l’année prochaine, je pense que la formule du festival va être à revoir », laisse-t-il entendre.
Première édition sold-out
Comme quoi il faut des premières à tout, le Festival du Fjord a été gâté cette année avec plus de trois spectacles qui ont affiché complet le vendredi soir.
C’est avec encore avec un peu de broue dans toupet que Billy Hovington révèle que le nombre de billets vendus et d’entrées n’avait pas été comptabilisé, mais estime le nombre de festivaliers à plus que 1 000 cette année.
Quand le Journal a été faire son tour samedi après-midi, les voitures occupaient des places de stationnement qui défient l’imaginaire et le site était bondé de festivaliers. « On a été surpris », dévoile Billy Hovington.
« Comparativement à l’édition de 2024, on a plus que doublé en termes d’achalandage. Même les locaux ont été surpris et l’année prochaine, ils risquent de prendre leur billet plus tôt », ajoute le fondateur avec humour.
Ce dernier cite le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord comme provenance principale des festivaliers, avec des mentions importantes de Sherbrooke, Montréal, Québec, et même de l’Ontario.
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