Des factures payées d’avance pour aider, dans des casse-croûtes de Uashat mak Mani-utenam

Emilie Caron-Wart 7:00 AM - 27 juillet 2025
Temps de lecture :

Sonny Regis Fontaine devant son restaurant L’gros situé à Maliotenam. Photo Manishaniss Vollant Pilot

Deux casse-croûtes de Uashat mak Mani-utenam offrent des repas « suspendus » pour ceux dans le besoin depuis le 23 juillet, une initiative répandue dans le monde qui prend racine dans la communauté.

L’idée d’offrir des repas à ceux qui en ont besoin a germé dans la tête de Bianca Régis, de Uashat mak Mani-utenam, après avoir lu une publication sur les réseaux sociaux.

Le texte parlait d’une tradition née à Naples, en Italie, et qui s’est peu à peu répandue dans le monde. Des clients paient des repas à l’avance (ce qu’on appelle des repas suspendus) dans différents restaurants, pour les offrir à ceux qui en ont besoin.

Elle a partagé la publication et a invité les commerces de la région à imiter cette initiative.

Louise Benjamin, qui est propriétaire de Ali Baba, a été interpelée dès qu’elle a vu le message de Mme Régis et a tout de suite appelé son conjoint, pour mettre sur pied un système similaire.

Le 23 juillet en après-midi, le « casse-croûte solidaire » est apparu. Il s’agit d’un endroit où on peut y apposer des factures déjà payées, pour ceux qui en ont besoin. Déjà, en date de vendredi midi, plus d’une trentaine de repas avaient été suspendus et 25 remis.

« C’est vraiment très important l’entraide et la vie communautaire, pour moi. Ça rassemble les gens, ça crée des liens », explique Mme Benjamin.

Elle espère que le concept va se poursuivre jusqu’à la fin de la saison et que l’idée inspirera d’autres commerces de la communauté et de Sept-Îles à se lancer.

Louise Benjamin, propriétaire d’Ali Baba et son fils. Photo Emilie Caron-Wart

Sonny Regis Fontaine est le propriétaire du casse-croûte L’Gros, à Maliotenam. 

« Lorsque j’ai vu Louise Benjamin partir le concept avec l’idée à ma tante Bianca [Regis], je me suis dit go for it, les gens vont m’aider à en aider beaucoup plus », raconte-t-il. 

« Depuis hier, je reçois des montants pour le casse-croûte solidaire et lorsque j’en reçois, j’y mets du mien pour compléter en trio ! Les gens embarquent et j’adore ça ! Ensemble, on peut faire une différence », affirme M. Regis Fontaine. « La plus grande valeur que j’ai reçue de ma famille, c’est le partage. »

Au moment d’écrire ses lignes, plus de 40 repas avaient été suspendus et une dizaine ont été réclamés, et ce, en moins de 48 heures.

Casse-croûte solidaire L’Gros, à Maliotenam. Photo Sonny Regis Fontaine

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires