Voilier disparu au large du Labrador : le navigateur évacué par hélicoptère
Un CH-149 Cormorant du 103e Escadron de recherche et de sauvetage a secouru le marin en solitaire dans la matinée du mercredi. Photo Garde côtière canadienne
Le navigateur du Tonnerre, le voilier de six mètres en route vers le Groenland qui était porté disparu au large de la côte sud-est du Labrador, a été retrouvé sain et sauf par les autorités de la Garde côtière canadienne (GCC) mercredi matin vers 8h30.
Les recherches pour retrouver l’homme de Tadoussac parti de Blanc-Sablon dans la première semaine de juillet se sont soldées par l’évacuation de celui-ci par hélicoptère mercredi à 8h30.
Le mardi 22 juillet partent à ses trousses deux hélicoptères, trois avions et trois navires qui ont arpenté sans relâche les côtes du Labrador dans le but de retrouver le Tonnerre.
La dernière position connue de l’embarcation se situait à environ 296 kilomètres à l’est de Cartwright à Terre-Neuve-et-Labrador, et datait d’une publication sur les réseaux sociaux du 17 juillet.
Martin Hurley, porte-parole et surintendant Recherche et Sauvetage à la GCC, explique que les efforts ont été quelque peu compliqués par les vents violents et la mer agitée qui ont endommagé l’équipement de secours du Tonnerre.
« Ce qui est arrivé c’est que le navire a affronté une mauvaise météo durant les journées du 18 et 19 juillet, et le navigateur a perdu son moteur à l’arrière, ses équipements satellites, sa voile, et quelques-uns de ses panneaux solaires », résume-t-il en parlant des mers pouvant atteindre 5 mètres de hauteur.
Détrempé, sur la fin de sa batterie, naviguant avec une voile de rechange en tentant de naviguer vers les côtes, l’homme réussit à envoyer une alerte Mayday qui a été captée par le navire cargo Lowlands Century qui a retransmis le tout aux Services de communications et de trafic maritime du Labrador mercredi matin à 6h du matin.
C’est alors que l’hélicoptère CH-149 Cormorant du 103e Escadron de recherche et de sauvetage basé à Glander à Terre-Neuve-et-Labrador prend le large et hisse l’homme à bord dans les environs de 8h30.
« Il a été chanceux qu’il y ait eu un navire qui passait à ce moment-là. En particulier avec les vents qui l’ont fait dérivé, c’est assez remarquable », estime Martin Hurley.
Ce dernier ajoute qu’il s’est entretenu avec l’homme qui s’en est sorti sans aucune blessure, qui lui a confié son intention de quitter Terre-Neuve-et-Labrador pour retourner au Québec le 25 juillet.
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